L'alchimie d'Hermès, la haute science de l'analogie. Le livre du Filet d'Ariadne.
Le Filet D'ariadne Pour entrer avec sureté dans le labyrinthe de la philosophie hermétique. Chapitre II. Les Minéraux et Métaux. Les corps Minéraux se distinguent spécialement en deux parties ; savoir en la métallique, c'est à dire en métaux, qui sont prochainement faits de mercure, et sont nommés grands minéraux ; comme, or, argent, cuivre, étain, plomb, fer et vif-argent. Et en la partie minérale qui n'est pas faite de mercure prochain, mais d'un mercure éloigné, comme sont les sels, les attramens, aluns, vitriols, arsenics, orpiments, antimoines, soufres et semblables, qui sont appelés petits minéraux, et qui à cause de l'éloignement de leur mercure, ne peuvent servir de matière pour l'ouvrage des Sages. Les métaux se réduisent en leur liqueur ou en eau, parce que leur matière est eau, et une eau mêlée fortement avec une substance terrestre qui ne se peuvent facilement séparer l'une de l'autre, si ce n'est avec un feu fort étendu, et selon qu'ils sont plus ou moins mêlés et unis, et qu'ils ont plus ou moins de soufre combustible, c'est-à-dire de pureté ou d'impureté ; pour faire voir que leur première matière est argent-vif ou mercure, lorsqu'on les veut faire fondre, ils se réduisent en forme de mercure ; or toute chose est de ce en quoi elle se convertit, comme la glace moyennant chaleur, se réduit en eau, d'autant qu'elle a été auparavant et prochainement eau devant que d'être glace. Les petits minéraux ne sont pas faits d'un mercure prochain comme les métaux, mais d'un mercure éloigné; et lorsqu'ils sont mis au feu, ils ne se réduisent pas en mercure, c'est ce qu'ils feraient s'ils en étaient prochainement, mais il n'y a que leur sel ; c'est pour cela, quoiqu'ils participent en vertu minérale avec les métaux, qu'ils ne peuvent par quelque artifice que ce soit, être réduits en métaux, étant d'une autre nature et espèce, et ne participant point avec eux en leur matière prochaine. D'où il faut conclure, que ces petits minéraux ne se peuvent parfaitement unir avec les métaux, et ne peuvent donner aucune teinture permanente, d'autant qu'il n'y a que la même nature et la même espèce qui se puisse parfaitement unir. Ils font bien une espèce d'union apparente, mais fausse, et qui se sépare lorsqu'on leur donne l'épreuve ordinaire, et par-là on reconnaît la vérité de l'axiome : Nihil convenit rei, nisi quod propinquius est ei . Et quand on veut unir deux choses de diverses natures et espèces, l'une chasse l'autre naturellement, ou bien la nature ne produit que des monstres et des faussetés défendues par les Lois. Et si ces corps étranges pouvaient donner une teinture fixe et permanente, ils donneraient à la leur et non celle du Soleil ou de la Lune, parce que chaque chose produit son semblable ; c'est pourtant ce que prétendent faire contre la raison et la vérité, les Sophistes, les Ignorants et un nombre infini de Souffleurs, en quoi ils ressemblent les Aigles bâtards, dont les yeux ne peuvent souffrir la splendeur du Soleil. Je demeure pourtant d'accord que le soufre des corps imparfaits, peut arrêter le mercure en corps imparfait, mais non pas en parfait ; car une chose ne peut donner ce qu'elle n'a pas, ce que les Philosophes bâtards prétendent opiniâtrement pouvoir faire ; mais tout homme de bon sens, sans être Philosophe, leur peut donner hardiment le démenti et leur faire connaître leur ignorance crasse. J'avoue encore que les petits Minéraux peuvent purger et dissoudre les métaux, et leur donner une forme accidentelle et superficielle pour abuser les hommes ; mais ils ne peuvent, comme j'ai dit ci-dessus, leur en donner une fixe et permanente ne pouvant s'unir parfaitement avec eux à cause qu'ils sont de diverses espèces et de diverses natures. Hermès tranche le mot, disant, qu'il n'y a point de vraie teinture que du Soleil et de la Lune, c'est-à-dire du Soleil et de la Lune des Philosophes. Ce qui manifeste l'erreur des Souffleurs et des Sophistes, et qui doit faire précautionner ceux qui ont de l'esprit et du jugement contre ces sortes de gens, qui ne leur prêchent autre chose que des secrets pour s'enrichir, que des teintures fixes sur la Lune, et des fixations de mercure dans les deux luminaires, afin de tirer l'argent de ceux qui sont curieux des belles choses, et notamment de la Science Hermétique ; mais le seul moyen de fixer le mercure de leur tête, est de les traiter de mépris, pour les obliger de s'employer dans une profession plus honnête que celle d'affronteurs publics. Or je soutiens, que puisqu'il n'y a point de vraie teinture, ni de fixation parfaite au blanc ou au rouge, que celles qui se font par le moyen du Soleil et de la Lune des Philosophes ; qu'il n'y a aussi aucun secret pour faire Soleil ou Lune, c'est-à-dire vrai or ou argent Philosophique, que la pierre blanche ou rouge des même Philosophes. Il y a une grande erreur parmi les gens qui s'imaginent savoir quelque chose dans les secrets de la Nature, et notamment dans la métallique, qui est qu'ils croient que ce qui est à présent plomb, dans un grand temps deviendra étain, cuivre, argent et enfin or parfait, et que ce qui est à présent or, a passé par tous ces degrés : mais s'ils avaient bien conçu, comme j'ai dit ci-devant, que c'est l'impureté des matrices ou veines de la terre qui spécifie et distingue les métaux, et que dans la suite des temps la nature poussant toujours son mercure et son soufre vers la superficie de la terre, ne peut faire autre chose, que de faire métal de quelque espèce que ce soit les terres proches ce qu'elle a déjà fait tel et tel métal. Et s'il se trouve dans les Mines de plomb ou d'autre métaux, quelques peu d'or ou d'argent ; il faut savoir que cela se fait, parce que la Nature a trouvé telle terre plus pure que le reste de la Minière, et ainsi plus disposée par sa perfection à recevoir telle forme métallique meilleure et plus excellente que le reste de la Mine ; et ce qui leur a pu donner lieu d'avoir une telle pensée, doit aujourd'hui les détromper, et les faire entrer dans la connaissance et dans les sentiments de la vérité que nous avons avancée. Je ne nie pas que l'or fait par l'art de la Philosophie secrète, n'ait été argent auparavant qu'il soit devenu or, d'autant que l'un et l'autre sont sous un même sujet ; mais celui qui a été fait par la Nature n'est pas de même, à cause des empêchements qui s'y sont rencontrés qui ont spécifié chaque métal, quoiqu'ils soient tous provenus d'un même soufre et d'un même mercure. Il est vrai qu'après avoir préparé les métaux, on peut leur donner des teintures qui les font paraître or ou argent ; mais ce ne sont point encore un coup, des teintures fixes ni permanentes, ni pénétrantes leur intime, mais seulement superficielles ; c'est pourquoi lorsqu'on les expose aux épreuves ordinaires, tout s'en va en fumée : ainsi, il faut rejeter le faux, et s'attacher fortement à la vérité, en travaillant toujours conformément à la nature, et non autrement. A présent il est bien aisé de comprendre comment l'Elixir ou la pierre parfaite au blanc ou au rouge, donne et communique sa perfection aux métaux imparfaits, et leur donne une teinture fixe et permanente, et fixe leur volatilité, qui résiste ensuite à toutes épreuves de quelque nature qu'elles puissent être ; cela se fait parce que ces teintures fixes ont pénétré l'intime et l'occulte des métaux imparfaits, non seulement par leur perfection, mais leur plus que perfection, car l'Elixir est bien élevé au-dessus de la perfection ordinaire par sa spiritualisation ; et s'il n'avait que la perfection ordinaire comme l'or vulgaire, il ne pourrait communiquer aux imparfaits que la perfection ordinaire, encore ce serait avec la perte de la sienne propre, comme fait l'or minéral mêlé avec un métal imparfait, d'autant qu'il n'a qu'une simple perfection, que lui a donné la Nature, qui ne travaille que simplement sans pouvoir jamais s'étendre plus loin. La grande extension de perfection de l'Elixir se communique donc aux métaux imparfaits, à proportion qu'elle a d'élévation lorsqu'il est projeté sur eux, et qu'ils sont réduits en forme mercurielle, c'est à dire lorsqu'ils sont fondus, si ce sont les métaux mous ; mais si ce sont les durs, il ne faut que les enflammer et faire comme il sera dit ci-après, lorsque nous traiterons de la projection. Si les mous sont donc fondus, l'Elixir projeté sur eux en très petite quantité, sépare ce qu'ils ont d'impuretés et se communique à leur pur, qui est leur mercure et bon soufre, achève de leur donner la coction parfaite qui leur manque, les teint d'une teinture invariable, et les fixe parfaitement : et si on appelle cela transmutation de métaux, c'est parler improprement; mais c'est proprement et vraiment purgation, fixation, teinture et perfection de métaux imparfaits. Il faut maintenant savoir pour la parfaite intelligence du commencement de l'ouvrage Philosophique et du choix de la matière, que puisque tous les métaux sont de la quintessence et de la même nature ou principe du métal parfait, duquel ils ne diffèrent que de pureté et de coction, que tous les métaux peuvent servir de matière à notre ouvrage, quand ils auront été purgés et préparés comme il est nécessaire, c'est-à-dire qu'ils auront été réduits en leur principe et première matière, qui est leur mercure. Beaucoup de personnes se sont trompées en travaillant sur le mercure ordinaire, comme étant du nombre des métaux, et ce semble une matière plus prête et plus commode que les autres ; ils se sont dis-je trompés, parce qu'il est tout volatil et qu'il n'a rien de fixe ; car il faut que la matière propre et convenable pour faire le grand œuvre, soit nécessairement en partie fixe et en partie volatile : et ainsi, le mercure commun peut seulement servir pour recevoir la projection de l'Elixir parfait, comme étant de la quintessence, de la nature, et du nombre des métaux. Il faut donc tirer le mercure du métal, qui est sa quintessence, et par ce moyen vous aurez la matière prochaine de l'œuvre des Philosophes, parce qu'il est fait Mercure philosophal, c'est-à-dire, purgé, préparé et extrait de Racine métallique par art de Philosophie qui rejette toutes eaux fortes. Ou bien vous serez comme il est dit dans le Livre de la Toison d'or. Notre corps deviendra premièrement cendre, puis sel, et après par ses diverses opérations devient enfin le Mercure philosophal, c'est-à-dire, que le métal doit être calciné, réduit en sel, et enfin travaillé en sorte qu'on en fasse le mercure Philosophal : sur quoi il est nécessaire de savoir, qu'il n'y a que les sels métalliques qui soient propres à l'ouvrage, et que tous les autres en doivent être exclus pour les raisons ci-dessus alléguées ; et d'autant qu'ils ne peuvent s'unir parfaitement avec l'or, à la réserve de celui de l'eau de mer, ou sel marin. Encore que je vous ai ci-dessus enseigné plusieurs voies certaines pour arriver à l'Elixir parfait, néanmoins ce n'est pas de cette matière et de ce mercure dont les Philosophes se sont servis pour faire leur grand œuvre ; leur matière et leur manière est bien plus facile et moins embarrassante que les précédentes : et pourtant, il n'y a qu'une matière et un chemin, car ils sont homogènes, quoiqu'ils semblent tous différent ; la matière de laquelle les Philosophes se sont servis quoique homogène avec celles ci-dessus, encore un coup n'est pas de même, en quoi plusieurs s'abusent grandement, parce que l'intention de la Nature et de l'Art sont bien différentes. La Nature prétend engendrer les métaux, comme vraiment elle fait avec un fort longtemps, l'Art ne prétend pas cela ; mais faire chose bien plus excellente que la Nature, qui est, de faire une Médecine, qui convertit en peu de temps les corps imparfaits, en vraie Lune ou vrai Soleil ; c'est pourquoi l'Art se sert d'autres voies et manières et d'autre matière, quoique pourtant il imite la Nature en quelque façon, se servant comme elle de semence ; savoir, la Nature, des principes naturels et des quatre éléments, et l'art, de la semence de l'or Philosophal : l'Art commence à travailler où la Nature a fini son opération, en commençant à lui aider, et faisant ensemble le mercure des Sages, qui est la première sublimation, exaltation, subtiliation ou amélioration de la pierre, dont la matière éloignée est un composé qui contient les quatre qualités élémentaires, comme dans un tempérament d'égalité, et la matière prochaine, est le mercure et le soufre. Et lorsque les Philosophes disent qu'il naît en l'air, ce n'est pas de la matière faite par la Nature et de laquelle elle se sert, dont ils entendent parler, mais de celle que fait l'Artiste, qui est le mercure Philosophal, lequel vraiment naît en l'air, et se fait par la Nature et l'Art unis ensemble, et s'appelle encore la matière de la pierre, faisant confusion de l'une avec l'autre ; ce qui se fait et se doit faire par destruction réitérée en résolvant et sublimant, et au même temps qu'on fait la séparation du pur et de l'impur, et du subtil d'avec l'épais de la matière, et aussi du Soleil et de la Lune ; ce que les Sophistes ne peuvent faire, mais il faut être bon Philosophe, pour extraire comme il faut les puissances de la Nature, dont il résulte une quintessence merveilleuse qui contient toutes les perfections de cette Nature. Et quoique les Philosophes ne parlent que du mercure et du soufre, qui sont deux des principes de la Nature, et qu'ils ne disent rien du sel, qui est le troisième : il y est sous-entendu, d'autant que c'est lui qui fait la liaison des deux autres, et c'est de lui qu'ils entendent parler, quand ils disent nôtre terre, ou nôtre corps terrestre. Voyons ce qu'en disent les Philosophes anciens et Modernes, et commençons par le chef et le père des autres ; c'est-à-dire, par Hermès Trismégiste. Il dit que ce qui est dessus est semblable à ce qui est dessous, et que ce qui est dessous est semblable aussi à ce qui est dessus ; et que comme toutes choses ont été faites d'un, ainsi tout le magistère de la pierre se fait d'une seule substance et d'une seule matière. Il entend par ces termes cachés du dessus et du dessous qui sont semblables l'un à l'autre, le fixe et le volatil, le mercure et le soufre, qui sont d'une même substance, et ne font eux deux qu'un composé, qui se nomme Rebis ; c'est-à-dire, une chose qui est faite de deux substances homogènes. Et ce mercure et ce soufre, ne sont pas le mercure et le soufre du vulgaire, mais le mercure et le soufre des Philosophes ; et ce mercure tout seul, ou ce soufre tout seul, ne peuvent pas être la matière de la pierre, mais bien étant unis ensemble par l'opération de la Nature, et non par celle de l'Artiste, ni de l'Art et de la Nature unis ensemble : et comme il y a la pierre blanche et la pierre rouge, il faut conclure comme le docte Abbé Sinésius, que l'une et l'autre sont sous un même sujet ; et ne proviennent que d'une même et seule matière. Artéphius commence son Livre par la matière de notre Ouvrage, disant, l'antimoine est des parties de Saturne, et a en toutes manières sa nature, et dans cet antimoine Saturnin, le Soleil et la Lune s'y submergent, c'est-à-dire s'y précipitent, s'y joignent et s'y unissent, et ne paraissent jamais qu'après la fixation parfaite. Par ces termes énigmatiques, il dit la même chose qu'Hermès ; ce que je n'explique pas d'avantage exprès pour vous donner lieu de pénétrer dans sa pensée vous-même, et pour vous y aider : il suffit d'avoir marqué, qu'il dit la même chose. Le docte Abbé Sinésius, veut que la matière de la pierre soit un médium entre le métal et le mercure, qui soit en partie fixe et en partie volatile : autrement, dit-il, il ne tiendrait pas le milieu entre le métal et mercure. Celui-ci est bien plus clair et plus intelligible, et dit encore la même chose. Flamel veut que ce soit deux dragons, dont l'un a des ailes et l'autre n'en a point ; il les explique lui-même, l'un être mâle et l'autre femelle ; l'un le fixe et l'autre le volatil ; l'un le soufre et l'autre le mercure, qui ne sont pas le soufre et le mercure du vulgaire, mais ceux des Philosophes également proportionnés par la Nature seule sans la participation de l'Art, d'autant que cela surpasse les forces de l'entendement humain, en quoi plusieurs s'abusent, qui ne peuvent savoir les proportions requises, ou se servent d'autre matière que celle des Philosophes. Philalète étant le dernier qui a écrit, est aussi le plus intelligible : il dit, qu'il y a une chose dans le règne métallique si excellente pour faire la Pierre des Sages, que celui qui sait la prendre dans le temps de sa naissance, n'a que faire de se mettre beaucoup en peine, d'autant que le Soleil et la Lune des Philosophes y sont plus proches que dans le Soleil et la Lune du vulgaire : en un mot, c'est-à-dire, que c'est là le grand secret des Philosophes, qui fait un Elixir bien plus parfait que celui qu'on peut faire avec autre chose ; et quoique les Sages semblent se contrarier, ils sont pourtant d'accord, et disent tous la même chose sous des termes différents et manières de parler qui leur sont particulières, et qui en entend un parfaitement, peut expliquer facilement les autres ; c'est ce qui m'a fait mettre ici leurs dires et manières de parler touchant leur matière. Puisque tous les Sages disent la même chose à l'égard de leur matière, et que ce que j'ai ci-devant avancé des métaux et des sels métalliques l'est aussi, et qu'il n'y a et ne peut y avoir qu'une seule matière sur laquelle l'art emploie son industrie pour la rendre à la fin un Elixir, ou la Pierre des Philosophes parfaite au blanc ou au rouge ; il s'ensuit nécessairement que tout ce que j'ai dit ci-dessus, et ce que les Sages disent, n'est qu'une matière homogène revêtue pourtant de diverse formes accidentelles, qui subsiste sous ses formes sans la destruction de la forme substantielle et altération de la substance. Il est bien vrai, que l'Art détruit le mercure depuis la tête jusqu'aux pieds, et l'élève aussi depuis les pieds jusqu'à le tête, en forme plus subtile d'une substance naturelle qu'elle n'était auparavant ; mais cela ne se nomme pas proprement destruction, mais bien amélioration. La Pierre des Sages est une, sa matière est unique, quoique de plusieurs choses, et ne se peut trouver en autre chose du Monde, et il n'y a rien qui en approche en tout cet Univers ; elle est la matière première de tous les métaux ; elle est un mixte de terre et d'eau animé de l'esprit de la quintessence et des influences du Ciel. Elle est faite par la Nature sans que l'Art y ait contribué : et comme la Nature agît toujours simplement, l'Art doit l'imiter autant qu'il peut, c'est pourquoi il l'a prépare pour la perfectionner par une seule manière, la réduisant en une quintessence si admirable, qu'à la fin il l'a pousse jusqu'à une perfection si étendue qu'elle est faite une Médecine universelle sur toute la Nature, c'est-à-dire sur le minéral, sur le végétal et sur l'animal, et qui voudra la préparer par autre manière ne viendra jamais à bout de ses désirs. Cette matière est un corps terrestre, elle est pondéreuse, aérienne, sulfureuse, mercurielle et aqueuse, qui contient en soi la nature, la force, la vertu et la perfection de tous les Métaux, et de tous les êtres. Enfin, sa Racine est métallique, c'est pourquoi elle s'unit parfaitement avec tous les métaux ; elle convertit les imparfaits en parfaits, lorsqu'elle a été élevée à la dernière perfection ; ce qu'elle ne pourrait pas faire, si en son caché elle n'en participait. De cette matière naissent deux Lions ou Dragons, dont l'un n'a point de plumes, et l'autre en a ; ils sont toujours en action, et ne dorment jamais qu'ils ne meurent à l'heure même, c'est pourquoi ils mangent continuellement par les soins d'Hercules, qui leur fournit tout ce qui leur est nécessaire ; et ces aliments dont ils ne manquent point, sont cause qu'ils acquièrent toujours plus de vigueur, sans avoir besoin de repos et de sommeil ; et on peut dire que ce sont ces deux animaux qui veillaient à la garde de la Toison d'or, que Jason endormit par l'industrie que lui suggéra Médée. Et encore que cette matière soit de deux natures, elle n'est pourtant pas hermaphrodite, quoiqu'on en ait dit, parce que ce n'est qu'une Nature homogène. Ecoutez le Comte de la Marche Trévisane ; Notre Pierre, dit-il, se fait d'une racine et de deux substances mercurielles crues, prises et extraites de la Minière, lesquelles étant purifiée et mondifiée, sont jointes et unies aimablement par le feu, qui les cuit assidûment, selon que la Nature le désire, jusqu'à ce que de deux ils soient fait un, et cet un, fait de deux, est semblable à la matière, de laquelle la Nature se sert dans la terre à la procréation des métaux, nonobstant toutes opinions contraires, et la diversité des noms qu'on lui impose, qui n'empêche pas que ce ne soit une seule chose. Dans cette matière, dit Zachaire, tout le magistère est contenu, à laquelle nous n'ajoutons rien d'externe, ni de laquelle nous ne diminuons rien aussi, mais seulement nous éloignons en la préparation ce qui est superflu. Et il faut donner de garde de prendre aucune matière dont les Philosophes se sont servis pour comparaison, comme quand ils disent prenez de l'Arsenic blanc, du Soufre vif, et choses semblables, et si vous ajoutez quelque chose d'externe, c'est-à-dire, qui ne soit pas de la même nature, elle donnera lieu à corrompre et détruire tout votre ouvrage, et vous priver de vos désirs. Cette matière est vile à ceux qui savent l'Art, en comparaison ce grand trésor qu'ils possèdent, comme s'ils ne les possédaient pas, ayant toujours demeuré dans les propres limites de leur naissance : et en disant que la matière est vile, ce n'est pas à dire de vil prix, car elle prend son origine du Soleil et de la Lune, qui sont son père et sa mère, et la terre sa nourrice, comme dit Hermès. Cette matière est vile et précieuse en même temps ; vile, parce qu'elle a un corps terrestre ; et précieuse, parce qu'elle contient tout ce qu'il y a d'excellent et de parfait dans toutes les créatures. Bonus dit que cette matière est composée de corps et d'esprit ; que l'esprit est de nature mercurielle et volatile, et son corps de nature fixe : ainsi, elle est l'argent-vif des Philosophes, et leur Soleil et leur Lune ; l'union donc de ces deux est nécessaire en cet Art, car il faut les réduire en leur première matière par l'argent-vif des Philosophes ; c'est-à-dire les convertir en une eau visqueuse, ce qui ne se peut mieux faire que par l'argent-vif des Sages, qui en vient facilement à bout, et il ne faut pas entendre cela du Soleil et de la Lune, et du mercure du vulgaire, dit Rosarius ; mais de notre pierre, qui contient la nature et les propriétés de ces trois choses ; et cette réduction en première matière s'appelle la dissolution de la pierre, d'où il faut conclure que la pierre est composée de deux choses; savoir, de corps et d'esprit : l'esprit se sublime de soi et non pas le corps, s'il n'est incorporé avec l'esprit. Et cette dissolution en eau, n'est pas proprement dissolution, mais liquéfaction comme cire, et comme celle du sel, qui se fait lorsqu'il est mis à l'air ou à l'humidité. Cette dissolution se fait pour réduire le corps qui est terrestre en sa première matière et pour que l'esprit et le corps soient inséparablement unis, soient fait un, et prennent une même couleur ; elle se fait pour réduire le corps à la qualité de l'esprit, et ainsi le corps se mêle avec l'esprit sans jamais s'en séparer non plus que l'eau avec l'eau ; c'est pourquoi le corps s'élève au commencement avec l'esprit, et à la fin se fixe avec le corps. Elle se fait donc pour subtiliser les corps avec les esprits, et les pousser par après tous les deux jusqu'à une si grande spiritualisation qu'ils soient tout esprit ; c'est pourquoi la dissolution est absolument nécessaire pour pouvoir parvenir à la sublimation, et ainsi la dissolution est la première sublimation de la pierre. Elle se fait enfin pour extraire ou tirer l'âme de son corps, laquelle contient la teinture blanche et la rouge cachée sous la blanche, afin d'unir l'âme faite spirituelle avec son esprit et qu'elle puisse donner la vie à son corps : cette dissolution se fait avec son eau, qui est une eau mercurielle, car la pierre est toute mercure, et un mercure qui contient en soi naturellement son propre soufre. Quoique les Philosophes aient parlé dans leurs écrits de tout l'ouvrage de la pierre, chacun en a passé sous silence quelque partie, ou n'en a dit qu'un mot en passant. Bacon s'étend plus que les autres sur la matière : le Comte de la Marche Trévisane, est le seul qui ait beaucoup parlé de la préparation dont il a fait un livre entier. Et Sendivogius, s'est plus étendu sur le régime du feu, que tout autre Philosophe ; mais dans ce Livre je ne prétends pas faire ainsi, je veux mettre toutes les parties de l'ouvrage comme elles doivent être, c'est-à-dire sans aucune confusion, et dans l'ordre qu'on les doit décrire et qu'on le peut désirer sans rien laisser en arrière. Je dis donc que tout l'ouvrage de la pierre, n'est qu'une perpétuelle sublimation Philosophale et non Chymique, car la Chymique n'est qu'une élévation de la matière au sommet du vaisseau ; mais la Philosophale est une amélioration et élévation à un plus haut degré de perfection auquel on porte la matière, ce qui se fait toujours jusqu'à ce que la pierre ait acquis sa dernière perfection, par le moyen de l'art et de la nature unis ensemble, qui s'accompagnent toujours. Or la sublimation présuppose toujours la dissolution du corps, et tout corps est dissout par l'esprit avec lequel il est mêlé, et par lui il est fait spirituel ; et lorsque le corps est dissout, l'esprit se coagule par la même opération, qui est divine, surnaturelle et incompréhensible : d'où il faut insérer ce qui est dissout et qui est dissout, sont de même nature, et que s'il y avait quelque nature étrangère, il ne se ferait pas une vraie et physique dissolution du corps et congélation de l'esprit. La première opération s'appelle l'extraction de la semence de l'or, qui est la première sublimation ou préparation du mercure Philosophal ; l'or en cette semence par le moyen de l'art acquiert la puissance de se multiplier, et ainsi le sujet de la matière que l'Artiste doit choisir pour faire son ouvrage, et d'où il peut tirer la forme de la semence de la pierre. En faisant cette opération, le récipient qui est de verre doit être mis dans l'eau froide, ou bien il le faudra rafraîchir par des linges mouillés, crainte que le verre, quoique double, vienne à se casser par la force et violence des esprits qui entreront dans ce récipient, et se condense en une liqueur blanche, épaisse et pondéreuse. Et d'autant que la Nature engendre toutes chose par le mâle et la femelle, et les multiplie aussi par la même voie, et que l'art doit imiter la nature : cette semence de l'or sera l'agent et le mâle, et le mercure sera la femelle de même espèce et origine ; l'un sera dissolvant, et l'autre sera la matière qui sera dissoute ; l'un est fixe et l'autre volatil, et de l'union de ces deux, il naît l'enfant du Soleil si merveilleux ; et de même que l'homme qui a été créé de la terre, n'engendre pas son semblable de la terre, mais de soi-même, et que l'homme se nourrit de la terre, et de cette nourriture se fortifie, croît et s'augmente : ainsi l'or engendre l'or, et doit être nourri de sa première substance ou matière très pure, et c'est ce que dit Hermès. Sa nourriture est la terre. Cette première sublimation se nomme aussi distillation, parce qu'en distillant l'eau monte au haut du vaisseau Philosophal en espèce ou en forme de fumée ; c'est pourquoi Hermès dit, le vent le porte en son ventre. Par la sublimation parfaite, la destruction, la contrition et la pulvérisation de la matière s'en ensuit, qui est, de mettre en chaux par un feu fort, le corps qui est demeuré au fond du vaisseau : ce qui se fait, afin que le lien et la consolidation des parties terrestres et combustibles soit rompu et les subtiles soient séparées, et que l'âme subtile qui est la partie tingente en soit plus facilement extraite : le Trévisan la nomme Elixir, d'autant que ce premier degré est de faire le mercure Philosophal, qu'il nomme le mercure végétal net et pur, que les Philosophes appellent Soufre blanc non brûlant, qui est un moyen de conjoindre les soufres avec le corps et mercure ; et les Sages disent qu'il conjoint les teintures aux corps, qu'il est de nature fixe et arrête les esprit. La sublimation des Philosophes contient plusieurs opérations ; savoir la purification, afin d'avoir une substance pure et nette : la dissolution, pour réduire toute la masse de la matière en eau ; la troisième, la putréfaction ou corruption ; d'autant que rien ne se fait sans que premièrement la corruption précède, suivant l'axiome des Philosophes, corruptio unius est generatio alterius. L'ablution, le nettoiement, blanchiment et savonnement suit, parce que toute chose sordide doit être nettoyée de toute impureté corrompante, cette ablution se nomme aussi incération et mondification. L'autre est la coagulation, parce qu'il faut que cette eau si précieuse de laquelle nous avons parlé, soit desséchée et retourne en forme de poudre dont elle avait été extraite. La calcination suit, d'autant que la matière calcinée est plus propre et plus disposée à la sublimation, et qu'elle est plus proche de la fixation, ce que plusieurs Philosophes nomment fusion. Et la dernière est la fixation, qui est parfaite lorsque la couleur ne change plus. Toutes lesquelles opérations sont en la sublimation, les parties volatiles sont élevées comme dans le vaisseau pour être fixées avec le corps fixe, et pour qu'ils puissent donner la fusion au corps ou parties plus grosses, et se défendre de la vitrification : ce qui justifie ce que j'ai ci-devant avancé, que tout le travail de la pierre n'est qu'une perpétuelle sublimation Philosophale : et cette sublimation, que sa fixation, qui est élevée en sa substance, en vertu et en couleur à une plus haute perfection. Cette sublimation contient la dissolution qui a été faite dès le commencement, et à la fin on fait la fixation, qui est la coagulation parfaite : et conséquemment, comme l'on dit que l'ouvrage de la pierre est une perpétuelle sublimation, on peut aussi dire qu'il ne consiste qu'en une perpétuelle dissolution et coagulation.
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