L'alchimie d'Hermès, la haute science de l'analogie. Le livre du Filet d'Ariadne.
Le Filet D'ariadne Pour entrer avec sureté dans le labyrinthe de la philosophie hermétique. Chapitre V. De la Putréfaction. Il y a des Philosophes qui divisent le travail de la pierre en la sublimation, déalbation, rubification : mais sous chaque partie, il y en a d'autres considérables qui y sont comprises et sous-entendues ; savoir, sous la sublimation, l'extraction du mercure et la putréfaction. Sous la déalbation, le cours de diverses couleurs qui paraissent devant et après, et la première fixation des esprits de la matière réduite en une couleur blanche, qui est la première pierre. Et sous la rubification, la dernière perfection de la seconde pierre qui se rougissant fait paraître plusieurs couleurs et diverses sortes de rougeurs, et enfin se rougit d'une couleur rouge invariable ; et entre ces trois parties, toutes les couleurs qu'on se peut imaginer se font voir diverses fois, jusqu'à ce que la couleur de pavot ait pris leur place, en laquelle couleur toutes les précédentes se sont comme abîmées et sont contenues. Dans la putréfaction la couleur noire règne, qui est la terre ; dans la déalbation, la blanche ; qui est l'air ; et dans la rubification, la couleur rouge, qui représente le feu ; ces trois principales couleurs de la pierre, dans lesquelles les autres sont contenues, achèvent toute l'opération. la couleur noire, est le signe de la corruption et bonne commixtion de l'humide avec le terrestre ; la blancheur, le signe de la fin de l'humidité superflue, et si on continue le feu, la chaleur agissant la couleur rouge est engendrée. La putréfaction est la corruption de la matière, ou du mercure Philosophal, qui se fait par le feu lent ; car le feu fort consume et détruit ; le feu lent au contraire, est appelé le feu de génération ; mais devant que la génération se puisse faire, il faut nécessairement que la corruption précède ; sur quoi pour la bien faire, il faut savoir que tant plus le temps en est prolongé, tant plus elle est excellente, et partant que ceux qui la précipitent par augmentation de feu, ne font rien qui vaille, et ne peuvent jamais réussir, c'est pourquoi, un Philosophe disait : Omnis praecipitation a diabolo. Quand on a le degré du feu, et que l'œuf est bien scellé du sceau d'Hermès, en sorte que rien ne respire, c'est-à-dire qu'aucun esprits de la matière ne puisse s'enfuir, à compter du jour qu'on commence à travailler cette matière ou ce mercure, lorsqu'il est dans l'œuf, au bout de quarante ou quarante deux jours, ou bien cinquante deux au plus tard, la noirceur commence à paraître, qui est le signe certain que la putréfaction se fait, et que l'artiste est dans le bon chemin. Les Philosophes lui ont donné divers noms, et l'ont appelé occident, ténèbres, éclipse, lèpre, tête de corbeau, mort, et la mortification du mercure, pour par après ressusciter plus clair, plus net, plus pur, et plus fort qu'auparavant, et par là il reçoit et prend la vertu minérale du Soleil et de la Lune, qui s'y unissent inséparablement, et que les Sages ont nommé le mariage Philosophal, et l'anneau du souverain Lien. De cette union de mâle et de femelle de même nature et de même espèce (car à la génération de chaque chose il est nécessaire d'avoir son semblable) suit l'ingrossation, ou sublimation ès légers éléments ; en sorte que cette terre noire, par les continuelles circulations qui se font dans l'œuf, qui retombent toujours sur le corps mort, qui est appelé par les Sages, le corps, la terre, le fixe, et le ferment : et la partie qui s'élève qui est la spirituelle et la plus subtile, ils l'ont nommé la partie volatile, qui retombant fait d'elle-même les imbibitions et calcinations nécessaires, et qui tant plus elle continue de s'élever, tant plus elle se subtilise, et plus aussi elle calcine mieux ce corps, et cette calcination est la purgation de la Pierre ; et le vrai signe de la calcination parfaite, est la congélation du mercure, et la congélation est une fixation des esprits ; en telle sorte qu'après un grand temps ; de noir et immonde qu'il était, il semble qu'il ait été nettoyé, purgé, purifié et savonné, tant il a de blancheur ; c'est pourquoi les Maîtres de l'Art lui ont donné les noms de lavements, purgations, purifications, savonnement et d'ablutions ; au commencement l'eau paraissait, car le mercure est eau ; mais quand cette eau est épaisse et que le noir se fait voir, c'est pour lors la terre noire qui se fait voir. Il appert donc, que par cette putréfaction, on fait la séparation du pur et de l'impur : ce que la Nature n'a pu faire, mais c'est à l'Artiste à qui ce pouvoir est dévolu : ce qui étant bien fait, la matière ne peut plus demeurer dans son espèce, ni dans sa forme, mais bien dedans le genre et dans la sienne, et ainsi la matière est disposée à recevoir la forme de tous les métaux, et est une opération, qui la dispose à la séparation de toutes les parties qui la compose, n'étant point permis à l'Artiste, ni même aux Anges de détruire le genre, sans une particulière permission de Dieu, qui l'a ainsi voulu dès le commencement et dès la création de tous les êtres. La nécessité de la putréfaction est évidente, puisque sans elle l'ouvrage ne se peut faire, d'autant qu'il ne se fait point de génération d'une nouvelle forme si la première n'est corrompue ; c'est pourquoi cela se doit faire en notre mercure, à cause des imperfections qui l'accompagnent, desquelles il le faut dégager par diverses altérations. Or les signes d'une vraie et bonne putréfaction sont une noirceur très noire ou très profonde, une odeur puante, mauvaise et infecte, dite des Philosophes, toxicum et venenum, laquelle odeur n'est pas sensible à l'odorat ; mais seulement à l'entendement ; et quand elle devient comme une huile très noire, et tant que cette couleur dure, c'est la femelle qui domine, c'est à dire le volatil. La noirceur est la vraie putréfaction ou corruption naturelle de la pierre, et cette corruption est le principe de nouvelle génération, et de nouvelle forme: et par la continuation de la chaleur, la nouvelle forme s'introduit et parait, qui est la couleur blanche tant désirée, qui en son commencement n'est qu'un petit cercle blanc, que Flamel nomme blancheur capillaire, qui s'augmente peu à peu et insensiblement, et enfin vient en une parfaite blancheur très éclatante, qui témoigne que la pierre est privée de toute humidité superflue : et quand cette blancheur parait, c'est le signe que l'œuvre approche de sa fixation ; et quand Hermès dans son Testament dit, toute sa force est convertie en terre, c'est-à-dire en fixation. Le mariage Philosophal de mâle et de femelle, ou l'union du corps et de l'esprit, se fait premièrement pendant la noirceur ; et quand par l'opération l'esprit se spiritualise et volatilise son corps, et que le corps corporalise et fixe l'esprit qui de sa nature est volatile : pour lors ils sont fait un, et ne peuvent jamais être séparés et désunis, étant tous deux spirituels et corporels, mais d'une corporalité spiritualisée. Chapitre VI. Elixir Blanc. Dans cette noirceur, la blancheur est cachée, et entre ces deux couleurs plusieurs autres se font voir ; à savoir, quelque rougeur, la couleur citron, et une couleur verte, laquelle verdeur est le signe du commencement de la végétation de la pierre : après cette verdeur, on voit une autre rougeur, et ensuite la vraie blancheur, dans laquelle la vraie rougeur est cachée ; et entre la vraie blancheur et la vraie rougeur, les couleurs précédentes se font encore voir, mais elles ne durent pas tant, et diverses rougeurs paraissent devant la vraie rougeur, qui est de couleur Pavot. Lorsque la mère a mangé son enfant ; c'est-à-dire, lorsque la terre qui est fixe, a bu toute son eau, qui est le volatile, une simple blancheur ne suffit pas pour la perfection de l'Elixir blanc, d'autant que le milieu peut avoir encore de la noirceur ; c'est pourquoi il faut continuer le feu jusqu'à la couleur citrine, qui dénote que tout le compost est parfait au blanc : et c'est alors une Nature neuve exempte de toute terrestréité et sulphuréité corrompante. Cet Elixir s'appelle de plusieurs noms ; savoir Soufre de nature, Soufre blanc, et Elixir, ou la Pierre au blanc. Un Philosophe dit : Que dans le même temps de la déalbation, toutes les couleurs dont nous avons parlé ci-dessus, se perdent et s'unissent en elle : et comme la noirceur est le principe de l'œuvre et la première couleur qui parait à nos yeux, de même la blancheur est la couleur moyenne entre la noirceur et la rougeur; par laquelle couleur moyenne, il faut nécessairement passer pour aller à la citrine, qui est la digestion parfaite : de même, que la blancheur n'est autre chose que la purgation ou nettoiement de la noirceur, ce qui se fait par la seule continuation du feu. En ce même temps, dis-je, l'âme entre dans son corps, et la teinture s'y joint aussi : cette union de l'âme au corps est une œuvre divine, parce que cela dépend de Dieu seul et de la Nature dans laquelle il agit ; et ce temps est celui auquel Morien dit qu'il y aura de grandes merveilles, qui est celui de la déalbation, auquel l'âme entrant dans son corps, le fixe et l'élève en une teinture permanente au blanc et au rouge ; savoir, au blanc dans son extérieur, et au rouge dans son caché : et cet Elixir blanc en son manifeste qui contient l'or en son occulte, est l'or blanc des Philosophes ; et l'or rouge en prochaine puissance, c'est-à-dire en son caché. Et lorsque cet Elixir blanc est projeté, il donne le poids de l'or aux métaux qui reçoivent cette projection ; ce qui n'arriverait pas, si l'or n'était compris sous cette substance blanche : cette âme qui entre dans son corps, est la vertu de la matière, et l'esprit est la matière volatile. Dans le Livre des sept Sceaux, cet Elixir blanc est nommé Anneau d'or couvert d'argent, c'est-à-dire la Pierre des Philosophes qui en son profond est mâle et or, et en son extérieur est argent et femelle. On rencontre souvent dans les Livres des Sages les termes de tuer, souper la tête et semblables, qui ne veulent dire autre chose, sinon fixer ; parce qu'en tuant un animal avec une épée, qui est le feu des Philosophes, son sang sort de son corps dans lequel consistent et résident les esprits de sa vie : de même, lors de la fixation, toute la volatilité, qui représente le sang et les esprits, ne parait plus. C'est ce que dit Hermès, en ces termes : Que la Pierre a pour lors la force des choses supérieures et des inférieures, c'est-à-dire des spirituelles et corporelles qui sont unies ensemble dans la fixation. Et si cet Elixir blanc n'a pas d'ingrès ou fusion, il faut l'incérer peu à peu, ou goutte à goutte avec l'huile blanc des Philosophes, jusqu'à ce qu'elle flue comme cire, dont la meilleure manière est celle qui se fait par imbibition dans la multiplication, dont nous parlerons ci-après. Quand ont est parvenu à cette blancheur parfaite, les Philosophes disent qu'ils ont coupé les pieds à mercure, parce que tout est réduit en fixation; et cette fixation coupe aussi les pieds au volatile des métaux imparfait, ce qui sera plus amplement expliqué dans l'Article de la Projection. Chapitre VII. Elixir Rouge. Nous avons dit ci-devant, que la Nature contient en soi tout ce qui est nécessaire, et que pour se perfectionner, elle n'avait besoin que du secours de l'Art, qui lui fournit un feu égal, continuel et proportionné, avec lequel tout l'ouvrage se fait dans un seul vaisseau, sans qu'il soit nécessaire de l'ouvrir jusqu'à la fin. Par la continuation de ce feu, nous avons vu la noirceur ou la putréfaction et corruption de la matière : et par cette même continuation sans addition d'aucune chose, nous sommes venus à la blancheur et fixation des esprits avec son corps qui ont fait l'Elixir blanc parfait. De même par la prolongation du feu, ce qui était blanc et argent, devient rouge et or parfait ; c'est-à-dire, que le soufre blanc de l'argent-vif des Philosophes, devient leur soufre rouge et leur Elixir parfait au rouge, que quelques-uns appellent Crocus, qui ne change plus de couleur en couleur, et qui retient celle du feu, qui alors prédomine et contient en soi et en son caché toutes les autres couleurs précédentes. Cet Elixir rouge, ou Pierre des Philosophes au rouge, est celle qui est la seconde, et qui a acquis sa dernière perfection, lorsque ce rouge ne change plus, et qu'il est venu à la couleur du Pavot ; et lorsqu'étant mis au feu, il fond comme de la cire, qu'il y persiste et n'y diminue point, ne faisant ni fumée, ni aucun bruit ou pétillement, et qu'il s'attache et s'unisse inséparablement avec toute lamine de métal embrasée, et la teint de sa teinture, la fixe et lui donne son poids et sa perfection auréique, et par même moyen toute sa nature et son excellente incorruptibilité, en laquelle tous les éléments y sont fortement mêlés les uns dans les autres dans un tempérament d'égalité, qui ne peut plus souffrir d'altération, ni de contrariété. Cette rougeur est nommée la Racine du ferment du Soleil et de la Lune : premièrement de la Lune, parce que l'argent-vif dominant dans la première fixation, y donnait sa couleur blanche ; et dans la seconde, c'est le soufre qui prédomine par la vertu et impression du feu, qui est attribué au Soleil. L'ouvrage des Philosophes si excellent et si caché, est donc achevé, sur lequel il est besoin de faire quelques belles et solides réflexions, et notamment qu'il a été commencé par l'élément terre, qui a été réduite en eau, puis l'eau en air, l'air en feu, et enfin le feu en fixation, c'est-à-dire en terre, et partant qu'on achève par où on avait commencé : c'est là, ce que les Philosophes veulent dire, quand ils parlent de la conversion des éléments les uns dans les autres, parce qu'ils symbolisent et conviennent en matière prochaine, laquelle conversion est toute Philosophique, et bien éloignée de celle des Chymistes, qui font cent brouilleries sans raison ni jugement et ils prétendent séparer les éléments les uns des autres ; ce qu'ils ne peuvent faire parfaitement, d'autant qu'ils sont naturellement inséparables. Ils prennent ordinairement dans toutes leurs opérations, le contre pied de celles des vrais Philosophes, ne mettent-ils pas de l'or pour le ferment rouge, et de l'argent pour le ferment blanc : ce qui est contraire au sentiment des Sages, qui veulent que la pierre rouge et blanche soient sous un même sujet, et sous une même matière. Ils laissent même leur travail à la moitié de l'opération, pour le reprendre et le continuer après un longtemps, contre le vrai chemin de parvenir au but, et de la continuation sans intermission, que les Sages ordonnent à l'imitation de la Nature, qui agit toujours sans aucune interruption de temps. Cet Elixir ou rouge ou blanc, donne la vie aux métaux qui sont mort, et qui sont détachés de la Minière, lesquels animés par la grande perfection ignée qu'il leur communique sont rendus capables de communiquer leur vie, et rendre aussi la vie à d'autres métaux qui sont demeurés en arrière par leurs impuretés, et la privation de la vie qu'ils avaient dans les entrailles de la terre. Quand on est parvenu à l'Elixir parfait, il ne faut point mettre entre deux creusets d'Adaptation, sinon quand on a mis l'or minéral purgé dissoudre dans le mercure Philosophal, qui est un amalgame, (et qui fait une Pierre beaucoup moins parfaite que la première où on n'en met point) devant que les mettre cuire : auquel cas, il faut le mettre dans l'un des creusets, dont il est parlé ci-dessus, et le poser pendant trois jours et trois nuits, au feu de Réverbère ou de verrier : après lequel temps, on l'ouvre, et on trouve au fond une terre séparée et sous l'Elixir, laquelle terre n'est autre chose, sinon la terrestréité et mauvais soufre de l'or qui a été dissout dans ladite eau mercurielle : et si ce soufre n'eut été séparé, il eut empêché qu'elle n'ait fusion ; mais vous leur donnez l'un et l'autre par les imbibitions et multiplications lorsque vous faites votre ouvrage, selon le desseins des Philosophes. Et quoique je demeure d'accord que mettant de l'or pour ferment dissoudre dans le mercure Philosophal, on puisse faire la pierre : je ne dis pourtant rien de contraire à ce que j'ai avancé ailleurs, lorsque j'ai déclaré qu'il n'y avait qu'une matière, et un seul régime ou moyen d'opérer, parce que cet or minéral est homogène avec l'or Philosophique, quoique accompagné de beaucoup de mauvaises qualités et terrestréités; et lorsque j'ai blâmé les Chymistes de mettre de l'or minéral pour ferment, c'est d'autant qu'ils le font dissoudre dans des eaux fortes, qui sont de mauvais dissolvants et qui le gâtent, et qu'ils n'ont pas la connaissance du mercure des Sages, ni de sa matière, par quoi ils ne peuvent jamais réussir, quand même ils seraient dans le vrai chemin d'opérer. Chapitre VIII. De la Multiplication. Quand on est parvenu à cet Elixir rouge parfait, il ne se faut pas rebuter du long travail passé, car on n'a encore fait que la moitié de l'ouvrage, d'autant qu'il est en trop petite quantité, et qu'en s'en servant aux maladies des métaux imparfaits, des végétaux, et des animaux, il serait bientôt consumé s'il n'était multiplié, et il serait fâcheux de recommencer encore, comme fit Flamel jusqu'à trois fois, un œuvre si long et si ennuyeux ; c'est pourquoi il est nécessaire d'ajouter ici le moyen de le multiplier, sans perdre tant de peine, et employer tant de temps qu'on peut épargner, afin qu'ayant toujours ce trésor en abondance, il ne puisse jamais vous manquer, d'autant qu'on peut l'augmenter presque à l'infini par plusieurs multiplications, qui l'augmentent notablement en quantité et qualité : ce qui sera expliqué ci-après. Quelques demi Savants ont voulu que la multiplication fut impossible ; mais s'ils eussent bien considéré de quelle manière la Nature se perpétue, ils eussent changé de sentiments, car ils eussent appris que toute chose naissante et croissante, est multipliée et augmentée par sa semence, comme il est manifeste aux végétaux et animaux, et qu'il en est de même à eux près des métaux, qui ont pourtant cela de différence avec les autres êtres sublunaires, qu'ils ne se multiplient pas d'eux mêmes comme eux ; mais qu'ils se multiplient presque à l'infini, lorsque l'Art en a tiré la semence, qu'il purifie premièrement de leurs terrestréités et hétérogénéité, et ensuite pousse cette semence à un tel degré, qu'elle fait des générations prodigieuses, et qui surpassent l'imagination. L'ouvrage de la multiplication se fait en deux manières ; savoir, selon l'espèce et selon le nombre. Elle se fait selon l'espèce par rétrogradation, en mettant du mercure Philosophal sur la moitié de votre poudre, en sorte qu'elle n'en soit pas noyée ou couverte, mais seulement à demi pour la première fois, et aussi pour le dernière ou la septième, ou bien si vous en mettez d'avantage, que ce soit au plus aux deux tiers ; le mercure dissoudra cette poudre ou cet Elixir qui sera dans l'œuf, lequel aura été scellé du sceau d'Hermès, comme il a été dit ci-devant, puis mis a cuire sur les cendres dans le fourneau Philosophal, par le feu des Sages, du premier degré, ainsi qu'il a été fait dès le commencement ; car ce mercure qui est cru, et qui n'a pas été cuit, décuit l'Elixir et le réduit en eau comme lui, c'est ce qui s'appelle rétrogradation. Et pour le conduire ou le réduire au même état de coction et de perfection qu'il était auparavant, il faut le cuire de nouveau et recommencer l'ouvrage comme la première fois ; mais aussi l'opération ne durera pas si longtemps que la première, et ne sera au plus que de cinq mois, à cause que le feu central de la matière qui avait été portée jusqu'à la perfection, et qui se trouve dans l'œuf, est notablement augmenté, et toutes les couleurs qui s'étaient fait voir dans la première opération, recommenceront à paraître selon leur rang et l'ordre précédent, mais ils ne dureront pas tant beaucoup près. Et lorsqu'on sera encore parvenu au rouge parfait comme la première fois, on recommencera derechef comme ci-devant à mettre du mercure Philosophal dans l'œuf sur l'Elixir, et on le mettra cuire de la même manière et au même feu ; et on réitérera cette opération tant et tant de fois qu'on voudra, moyennant qu'on ait toujours de quoi fournir, a faire du mercure : et à chaque multiplication qu'on fera, le temps de l'ouvrage diminuera toujours, et enfin sera si court, qu'en moins de demi quart d'heure tout le travail sera achevé, par la raison susdite, que le feu central de la matière a toujours plus d'extension. Ce n'est pas le tout que le temps diminue si notablement chaque fois qu'on recommence, mais l'Elixir augmente aussi, non seulement en quantité de matière parfaite ; mais encore il augmente à chaque fois en qualité, c'est-à-dire, que si au commencement un poids n'allait que sur dix ; à la première multiplication il ira sur cent ; à la seconde sur mille ; à la troisième sur dix mille ; à la quatrième sur cent mille, et ainsi augmente toujours de dix en dix à chaque multiplication ; et en continuant, il augmente jusqu'à l'infini. D'où on doit conclure, que si on s'était contenté, lorsqu'on est parvenu au blanc ou au rouge parfait, sans faire les multiplications ; outre qu'on aurait peu d'Elixir, on se serait fait grand tort, puisque les multiplications de l'Elixir s'étendent si fort et se font en si peu de temps ; et par ce moyen, on se fait un fond et un trésor inépuisable, qui vaut mieux que tous les trésors du Monde unis ensemble. Il faut pourtant observer : Que quand j'ai dit ci-dessus qu'on pouvait emplir l'œuf jusqu'à la moitié ou aux deux tiers au plus, que cela se doit seulement entendre, pour la première opération ; car pour les autres il y aurait du péril, à cause du feu central et interne de la matière qui augmente toujours à chaque multiplication, et pourrait rompre le verre, pour n'y avoir pas assez d'espace ou d'air pour les circulations des esprits ; c'est pourquoi l'Artiste prudent doit régler cet espace, à proportion de l'extension du feu de la matière ; car l'air est une des clefs à l'œuvre, sans laquelle on ne peut réussir, c'est-à-dire un des plus grands secrets du travail de la Pierre. Mais quand vous aurez retranché de votre poudre à chaque multiplication, si vous aviez d'autres fourneaux, pour cuire le mercure que vous lui ajouteriez pour la dissoudre, vous gagnerez bien du temps, et vous ferez quantité d'Elixir d'une élévation prodigieuse : et quand vous n'avez pas de fourneaux autant qu'il vous serait nécessaire, il faut mettre chaque poudre à part dans des vaisseaux de terre ou de verre bien bouchés et mis dans un lieu sec, afin qu'il n'y entre aucune poussière ou ordure, ni aucun air humide ; et à chaque vaisseau y mettre un écrit contenant le nombre de ses multiplications, afin de les mettre toutes d'une même qualité et élévation, commençant toujours par la plus éloignée, à mesure que vous recommencerez. Quand vos multiplications ont tant d'étendue qu'elles se font dans l'espace d'un miserere, à cause de leur grande subtiliation, vous pouvez diminuer quelques fils de la mèche, d'autant que pour lors la matière n'a pas besoin de tant de feu externe comme par le passé, à cause qu'elle en a toujours acquis de plus grand, à mesure qu'elle a été multipliée, et il lui suffira d'un feu si modéré et si faible, qu'il ne fasse qu'exciter tant soit peu son feu central. Et si votre matière est si subtile, à cause du grand nombre des multiplications, qu'elle pénètre les parois du vaisseau, il faudra en demeurer là, et ne la pas pousser plus haut : ou bien mettre peu de votre poudre, et la noyer de votre mercure, gardant toujours la proportion de laisser vide au moins, les deux tiers de votre vaisseau ou œuf ; quoi faisant, vous vous satisferez et augmenterez toujours vôtre Elixir en quantité et qualité par cette autre espèce de rétrogradation. Nous avons dit ci-devant, ce que c'était que la sublimation Philosophale, et qu'elle est une exaltation à un plus haut degré de perfection ; de sorte que tout le premier travail de la pierre jusqu'au rouge parfait, en ce sens, se doit appeler être sublimé de première sublimation ; et les autres travaux de la pierre, ou les multiplications, sont aussi des sublimations de seconde, troisième, quatrième, cinquième, sixième et septième sublimation, etc d’autant que la pierre est toujours élevée à une plus haute perfection par chaque multiplication. L'autre espèce de multiplication, qui est selon le nombre, se fait par la projection d'un poids sur cent, et d'un poids de ces cent sur cent autres ; et encore de même, et c'est toujours Médecine. Mais cette multiplication de nombre , n'est dite multiplication que très improprement, d’autant que l’état de perfection de la pierre diminue au lieu d'augmenter, et diminue toujours à proportion qu'elle s'éloigne de sa dernière sublimation ; et cette décadence, est une rétrogradation simple, et non pas de la nature des précédentes. Mais la vraye multiplication Philosophale, est une multiplication en quantité et qualité de force et de vertu, qui arrive à la matière dont nous avons parlé ci-dessus. Cet Elixir étant venu en sa perfection, est très-pur et très-subtil ; et tant plus il est subtilisé par les imbibitions et les multiplications , tant plus il est pondéreux, l'or minéral est de même qui augmente son poids à mesure qu'il est plus purifié par le moyen de l’Art. Mais l’or de rivière, n’a pas une couleur aurique profonde, étant à demi blanc faute de coction, et ne monte que jusqu'à quatorze carats, et à cause de cela est plus léger, et a aussi plus de volume que l'autre.
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