Livre du langage analogique d’Hermès : Les Fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety
Livre d’Alchimie et d’ésotérisme les fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety. De l’Eau, de l’Air et du Feu. L’Eau. L’eau est d’une nature de densité qui tient le milieu entre celle de l’air et celle de la terre. Elle est le menstrue de la Nature, et le véhicule des semences. C’est un corps volatil qui semble fuir les atteintes du feu, et s’exhale en vapeurs à la chaleur la plus légère. Il est susceptible de toutes les figures, et plus changeant que Prothée. L’eau est un mercure, qui prenant tantôt la na-ture d’un corps terra-aqueux, tantôt celle d’un, corps aqua-aérien, attire, et va chercher les ver-tus des choses supérieures et inférieures. Il devient par ce moyen le messager des Dieux et leur médiateur ; c’est par lui que s’entretient le commerce entre le ciel et la terre. Un phlegme onctueux est répandu dans l’eau. (Mém. De l’Acad. de Berlin. I Partie.) ; M. Eller l’a fort bien reconnu dans ses observations. Une eau, dit-il, très purifiée et très dégagée de toutes les parties hétérogènes, (à la manière des Chymistes vulgaires) peut suffire la végétation. Elle fournit la terre, base de la solidité des plantes : elle répand même dans elle cette partie inflammable, huileuse ou résineuse qu’on y trouve. Que l’on prenne une terre, après avoir été lessivée et desséchée au feu, dans laquelle on sera assuré qu’il n’y a aucune semence de plantes ; qu’on l’expose à l’air dans un vase, et que l’on ait soin de l’Arroser d’eau de pluie, elle produira des petites plantes en grand nombre ; preuve qu’elle est le véhicule des Semences. Comme l’eau est d’une nature plus approchante de la nature de la première matière du monde, elle en devient aisément l’image. Le chaos d’où tout est sorti, était comme une vapeur, ou une substance humide. Semblable à une fumée Subtile. La lumière l’ayant raréfiée, les cieux se formèrent de la portion la plus subtilisée ; l’air, de celle qui l’était un peu moins ; l’eau élémentaire, de celle qui était un peu plus grossière ; et la terre, de la plus dense, et comme des fèces (Raymond Lulle, Testam, Anc. Théor.). L’eau participant donc de la nature de l’air et de la terre, se trouve placée au milieu. Plus légère que la terre et moins légère que l’air, elle est toujours mêlée avec l’un et l’autre. A la moindre raréfaction elle semble abandonner la terre pour prendre la nature de l’air ; est-elle condensée par le moindre froid, elle quitte l’air, et va se réunir à la terre. La nature de l’eau est plutôt humide que froide, parce qu’elle est plus rare et plus ouverte à la lumière que n’est la terre. L’eau a conservé l’humidité, de la matière première et du chaos : la terre en a retenu la froideur. La siccité est un effet du froid comme de la chaleur, et l’humide est le principal sujet sur lequel le chaud et le froid agissent. Lorsque celui-ci est vif, il condense, il dessèche l’humide ; nous le voyons dans la neige, la glace, la grêle : de là vient la chute des feuilles en automne. Le froid augmente-t-il, l’hiver succède, l’humide se coagule dans les plantes, les pores se resserrent, la tige devient faible faute de nourriture : elles sèchent enfin. Si l’hiver est rigoureux, il porte la siccité jusque dans les racines : il attaque l’humide vital, les plantes périssent. Comment peut-on dire après cela que le froid est une qualité de l’eau, puisqu’il est son ennemi, et que la Nature ne souffre pas qu’un élément agisse sur lui-même ? On parle, ce me semble, un peu plus correctement, quand on dit que le froid a brûlé les plantes. Le froid et le chaud brûlent également, mais d’une manière différence ; la chaleur en dilatant, et le froid en resserrant les parties du mixte. Ce que l’eau nous présente de visible est volatil, son intérieur est fixe. L’air tempère son humidité. Ce que l’air reçoit du feu, il le communique à l’eau ; celle-ci à la terre. On peut diviser cet élément en trois parties ; le pur, le plus pur et le très pur (Cosmopol, de l’eau) ; de celui-ci les cieux ont été faits ; du plus pur l’air, et le simplement pur est demeuré dans sa sphère : c’est l’eau ordinaire, qui ne forme qu’un même globe avec la terre. Ces deux éléments réunis sont tout, parce qu’ils contiennent les deux autres : De leur union naît un limon, dont la Nature Se sert pour former cous les corps. Ce limon est la matière prochaine de toutes les générations. C’est une espèce de chaos où les éléments sont comme confondus. Notre premier père a été formé de limon, de même que toutes les générations qui s’en sont suivies. Du sperme et du menstrue se forme un limon, et de ce limon un animal. Dans la production des végétaux, les semences se putréfie, et se changent en limon avant de germer. Il se consolide ensuite et se raffermit en corps végétal. Dans la génération des métaux, le soufre et mercure se résolvent en une eau visqueuse, qui est un vrai limon. La décoction coagule cette eau, la fixe plus ou moins, et il en résulte des minéraux et des métaux. Dans l’oeuvre philosophique, on forme d’abord un limon de deux substances ou principes, après les avoir bien purifiés. Comme les quatre éléments s’y trouvent, le feu préserve la terre de submersion et de dissolution entière : l’air entretient le feu, l’eau conserve la terre contre les atteintes violentes de ce dernier ; et agissant ainsi les uns sur les autres de concert, il en résulte un tout harmonique, qui compose ce qu’ils appellent la pierre Philosophale et le Microcosme. De l’air. L’air est léger, et n’est point visible, mais il contient une matière qui se corporifie, qui devient fixe. Il est d’une nature moyenne entre ce qui est au-dessus et au-dessous de lui ; c’est pourquoi il prend facilement les qualités de ses voisins. De là viennent les changements que nous éprouvons dans la basse région, tant du froid que de la chaleur. L’air est le réceptacle des semences de tout, le crible de la Nature, par lequel les vertus et les influences des autres corps nous sont transmises. Il pénètre tout. C’est une fumée très subtile, le sujet propre de la lumière et des ténèbres, du jour et de la nuit ; un corps toujours plein, diaphane, et le plus susceptible des qualités étrangères, comme le plus facile à les abandonner. Les Philosophes l’appellent esprit, quand ils traitent du grand oeuvre. Il contient les esprits vitaux de tous les corps ; il est l’aliment du feu, des végétaux et des animaux, qui meurent quand on le leur soustrait. Rien ne naîtrait dans le monde sans sa force pénétrante et altérante, et rien ne peut résister à sa raréfaction. La région Supérieure de l’air, voisine de la Lune, est pure sans être ignée, comme on l’a longtemps enseigné dans les écoles, sur l’opinion de quelques Anciens. Sa pureté n’est souillée par aucune des vapeurs qui s’élèvent de la basse. La moyenne reçoit les exhalaisons Sulfureuses les plus subtiles, débarrassées des vapeurs grossières. Elles y errent, et s’y allument de temps en temps par leurs mouvements et les différents chocs qu’elles subissent entre elles. Ce sont les divers météores que nous y apercevons. Dans la basse région s’élèvent et se ramassent les vapeurs de la terre. Elles s’y condensent par le froid, et retombent par leur propre poids. La Nature rectifie ainsi, l’eau, et la purifie, pour la rendre propre à ses générations. C’est pourquoi on distingue les eaux en supérieures et en inférieures. Celles-ci sont contiguës à la terre, y sont appuyées comme sur leur base, et ne for-ment qu’un même globe avec elle. Les supérieures occupent la basse région de l’air où elles se sont élevées en forme de vapeurs et de nuages, et où elles errent au gré des vents. L’air en est rempli en tout temps ; mais elles ne se manifestent à notre vue qu’en partie, lorsqu’elles se condensent en nuées. C’est une suite de la création. Dieu sépara les eaux du firmament, de celles qui étaient au-dessous. Il ne doit pas être surprenant que toutes ces eaux rassemblées aient pu couvrir toute la surface de la terre, et former un déluge universel, puisqu’elles la couvraient avant que Dieu les en eût séparées (Gen. ç. 5.). Ces masses humides qui volent sur nos têtes, sont comme des voyageurs qui vont recueillir les richesses de tous les pays, et reviennent en gratifier leur patrie. Du Feu . Quelques Anciens plaçaient le feu comme quatrième élément, dans la plus haute région de l’air, parce qu’ils le regardaient comme le plus léger et le plus subtil Mais le feu de la Nature ne diffère point du feu céleste ; c’est pourquoi Moise n’en fait aucune mention dans la Genèse, parce qu’il avait dit que la lumière fut créée le premier jour. Le feu dont on use communément est en partie naturel, et artificiel en partie. Le Créateur a ramassé dans le Soleil un esprit igné, principe de mouvement et d’une chaleur douce, telle qu’il la faut à la Nature pour ses opérations. Il la communique à tous les corps, et en excitant et développant le feu qui leur est inné, il conserve le principe de la génération et de la vie. Chaque individu y participe plus ou moins. Qui cherche dans la Nature un autre élément du feu, ignore ce que c’est que le Soleil et la lumière. Il est logé dans l’humide radical, comme dans le siège qui lui est propre. Chez les animaux, il semble avoir établi son domicile principal dans le coeur, qui le communique à toutes les parties, comme le Soleil le fait à tout l’Univers. Le feu de la nature est son premier agent. Il réduit les semences de puissance en acte. Sitôt qu’il n’agit plus, tout mouvement apparent cesse, et toute action vitale. Le mouvement a la lumière pour principe, et le mouvement est la cause de la chaleur. C’est pourquoi l’absence du Soleil et de la lumière font de si grands effets sur les corps. La chaleur pénètre dans l’intérieur des plus opaques et des plus durs, et y anime la nature cachée et engourdie. La lumière ne pénètre que les corps diaphanes, et son propre est de manifester les accidents sensibles des mixtes. Le Soleil est donc le premier agent naturel et universel. En partant du Soleil, la lumière frappe les corps denses, tant célestes que terrestres ; elle met leurs facultés en mouvement, les emporte, les réfléchit avec elle, et les répand tant dans l’air supérieur que dans l’inférieur. L’air ayant une disposition à se mêler avec l’eau et la terre, devient le véhicule de ces facultés, et les communique aux corps qui en sont formés, ou qui en sont susceptibles par l’analogie qu’ils ont avec elles. Ce sont ces facultés que l’on appelle influences. Nombre de Physiciens en nient l’existence, parce qu’ils ne les connaissent pas. On divise le feu en trois, le céleste, le terrestre ou central, et l’artificiel. Le premier est le principe des deux autres, et se distingue en feu universel, et feu particulier. L’universel répandu partout excite et met en mouvement les vertus des corps ; il échauffe et conserve les semences des choses infusées dans notre globe, destiné à leur servir de matrice. Il développe le feu particulier ; il mêle les éléments, et donne la forme à la matière. Le feu particulier est inné, et implanté dans chaque mixte avec sa semence. Il n’agit guère que lorsqu’il est excité ; il fait alors dans la partie de l’Univers, ce que le Soleil son père fait dans le tout. Partout où il y a génération, il y a nécessairement du feu, comme cause efficiente. Les Anciens le pensaient comme nous (Virg. AEneid. 1. 6.). Mais il est surprenant qu’ils aient admis une contrariété et une opposition entre le feu et l’eau, puisqu’il n’y a point d’eau sans feu, et qu’ils agissent toujours de concert dans les générations des individus. Tout oeil un peu clairvoyant doit au contraire remarquer un amour, une sympathie qui fait la conservation de l’Univers, le cube de là Nature, et le lien le plus solide pour unir les éléments, et les choses supérieures avec les inférieures. Cet amour même est, pour ainsi dire, ce que l’on devrait appeler la Nature, le ministre du Créateur, qui emploie les éléments pour exécuter ses volontés, selon les lois qu’il lui a imposées. Tout se fait dans le monde en paix et en union, ce qui ne peut être un effet de la haine et de la contrariété. La Nature ne serait pas si semblable à elle-même dans la formation des individus de même espèce, si tout chez elle ne se faisait pas de concert. Nous ne verrions que des monstres sortir de la semence hétérogène de pères perpétuellement ennemis, et qui se combattraient sans cesse. Voyons-nous les animaux travailler par haine et par contrariété à la propagation de leurs espèces ? Jugeons des autres opérations de la Nature par celle-là : ses lois sont simples et uniformes. Que la Philosophie cesse donc d’attribuer l’altération, la corruption, la caducité, la déca-dence des mixtes à la contrariété prétendue entre les éléments : elle se trouve dans la pénurie et la faiblesse propre à la matière première ; car dans le chaos, Frigida non pugnabant calidis, humentia siccis. Tout y était froid et humide, qualités qui conviennent à la matière, comme femelle. Le chaud et le sec, qualités masculines et formelles, lui sont venus de la lumière, dont elle a reçu la forme. Aussi n’est-ce qu’après la retraite des eaux que la terre fut appelée aride ou Sèche. Nous voyons sans cesse que le chaud et le sec donnent la forme à tout. Un Potier ne réussirait jamais à faire un vase, si la sécheresse ne donne à sa terre un certain degré de liaison et de solidité. La terre est-elle trop mouillée, trop molle, c’est de la boue, c’est un limon qui n’a aucune forme déterminée. Tel était le chaos, avant que la chaleur de la lumière l’eût raréfié, et fait évaporer une partie de l’humidité. Les parties se rapprochèrent, le limon du chaos devine terre, et une terre d’une consistance propre à servir de matière à la forma-tion de tous les mixtes de la Nature. Le chaud et le sec ne sont donc que des qua-lités accidentelles à la première matière ; elle n’en a été douée qu’en recevant sa forme (Genes. ch. I.). Aussi n’est-il point dit dans la Genèse, que Dieu trouva le chaos très bon, comme il l’assure de la lumière et des autres choses. L’abîme semble n’avoir acquis un degré de perfection, que lorsqu’il commença à produire. La confusion, la difformité, une densité opaque, une froideur, une humidité indigeste, et une impuissance étaient son apanage, qualités qui indiquent un corps languissant, malade, disposé à la corruption. Il a conservé quelque chose de cette tache originelle et primitive, et en a infecté tous les corps qui en sont sortis, pour être placé dans cette basse région. C’est pourquoi tous les mixtes y ont une manière d’être passagère, quant à la détermination de leur forme individuelle et spécifiée. Quelque opposées que semblent être la lumière et les ténèbres, depuis qu’elles ont concouru, l’une comme agent, l’autre comme patient, à la formation de l’Univers, elles ont fait dans ce concours de leurs qualités contraires, un traité de paix presque inaltérable, qui a passe dans la famille homogène des éléments, d’où s’en est suivi la génération paisible de tous les individus. La Nature se plaît dans la combinaison, et fait tout par proportion, poids et mesure, et non par contrariété. Est modus in rébus, sunt certè denique fines, Quos ultra citraque nequit consistere rectum. Hor. Art. Poët. Chaque éléments a en propre une des qualités dont nous parlons. Le chaud, le sec, le froid et l’humide sont les quatre roues que la Nature emploie pour produire le mouvement lent, gradué et circulaire qu’elle semble affecter dans la formation de tous ses ouvrages. Le feu, son agent universel, est le principe du feu élémentaire. Celui-ci se nourrit de toutes les choses grasses, parce que tout ce qui est gras est de la nature humide et aérienne. Quoiqu’à l’extérieur il nous paraisse sec, tel que le soufre, la poudre à canon, etc. l’expérience nous apprend que cet extérieur cache un humide gras, onctueux, huileux, qui se résout à la chaleur. Ceux qui ont imaginé qu’il se formait dans l’air des corps durs, tels que les pierres de foudre, se sont trompés, s’ils les ont regardés comme des corps proprement terrestres. C’est une matière qui appartient à l’élément grossier de l’eau : une humeur grasse, visqueuse, renfermée dans les nuages comme dans un fourneau, où elle se condense en se mêlant avec des exhalaisons sulfureuses, par conséquent chaudes et très aisées à s’enflammer. L’air qui s’y trouve renfermé et trop resserré par la condensation, s’y raréfie par la chaleur, et y fait le même effet que la poudre à canon dans une bombe : le vaisseau éclate, le feu répandu dans l’air, débarrasse de ses liens par le mouvement, produit cette lumière et ce bruit qui étonne souvent les plus intrépides. Notre feu artificiel et commun a des proprié-tés tout-à-fait contraires au feu de la Nature, quoiqu’il l’ait pour père. Il est ennemi de toute génération ; il ne s’entretient que de la ruine des corps ; il ne se nourrit que de rapine ; il réduit tout en cendres, et détruit tout ce que l’au-tre compose. C’est un parricide, le plus grand ennemi de la Nature ; et si l’on ne savait opposer des digues à sa fureur, il ravagerait tout. Est-il surprenant que les souffleurs voient périr tout entre ses mains, leurs biens et leur santé s’évanouir en fumée, et une cendre inutile pour toute ressource ? M. Stahl n’est pas le premier, comme le veut M. Pott, qui ait donné des idées raisonnables et liées sur la substance du feu qui se trouve dans les corps ; mais il est le premier qui en a raisonné sous le nom de Phlogistique. On a vu ci-devant le sentiment des Philosophes Hermétiques à ce sujet. Il ne faut qu’ouvrir leurs livres pour être convaincu qu’ils connaissaient parfaitement cet agent de la Nature ; et que M. Pott avance mal à propos que les Auteurs antérieurs à M. Stahl se perdaient dans des obscurités continuelles et des contradictions innombrables. Peut-être ne parle-t-il que des Chymistes et des Physiciens vulgaires ; mais dans ce cas il aurait dû faire une exception des Chymistes Hermétiques, qu’il a sans doute lus, et avec lesquels il s’est du moins si heureusement rencontré, dans son Traité du feu et de la lumière, imprimé avec la Traduction Française de sa Lithogéognosie. M. Stahl les avait étudiés avec beaucoup d’attention. Il en fournit une grande preuve, non seulement pour avoir raisonné comme eux sur cette matière, mais par le grand nombre de citations qu’il en fait dans son Traité qui a pour titre : Fundamenta Chemiae dogmaticae et experimentalis. Il y donne au mer-cure le nom d’eau sèche, nom que les Philosophes Hermétiques donnent au leur. Basile Valentin, Philalèthe et plusieurs autres sont cités à cet égard. Il distingue même les Chymistes vulgaires des Chymistes Hermétiques, ( part. i. P. 114 ) en nommant les premiers Physici communes, et les Seconds Chymici alii. Dans la même partie du même ouvrage, pag. 2. il dit qu’Isaac Hollandais, Arnaud de Villeneuve, Raymond Lulle, Basile Valentin, Trithème, Paracelse, etc. se sont rendus recommandables dans l’Art Chymique. Loin de mépriser, comme tant d’autres, et de rejeter comme faux ce que ces Auteurs disent, cet habile homme se contente de parler comme eux, et dit, p. 183. qu’ils se sont exprimés par énigmes, allégories, etc. pour cacher leur secret au Peuple, et semblent n’avoir affecté des contradictions, que pour donner le change aux Lecteurs ignorants. Il s’étend encore davantage sur cette matière, pag. 219. et suiv. où il appelle les Chymistes Hermétiques du nom de Philosophes. On peut après un si grand homme employer cette dénomination. Nous aurons occasion de parler encore de M. Pott, en traitant de la lumière et de ses effets. La proximité de l’eau et de la terre fait qu’ils sont presque toujours mêlés. L’eau délaye la terre ; celle-ci épaissit l’eau ; il s’en forme du limon. Si l’on expose ce mélange à une chaleur vive, chaque élément visible retourne à sa sphère, et la forme du corps se détruit. Placée entre la terre et l’air, l’eau est proprement la cause des révolutions, du désordre, du trouble, de l’agitation, et du renversement que l’on remarque dans l’air et la terre. Elle obscurcit l’air par de noires et dangereuses vapeurs, elle inonde la terre : elle porte la corruption dans l’un et dans l’autre, et par son abondance ou sa disette, elle trouble l’ordre des saisons et de la Nature. Elle fait enfin autant de maux que de biens. Quelques Anciens disaient que le Soleil présidait particulièrement au feu, et la Lune à l’eau, parce qu’ils regardaient le Soleil comme la source du feu de la Nature, et la Lune comme le principe de l’humide. Ce qui a fait dire à Hippocrate (Lib. I°. de Dioetâ.) que les éléments du feu et de l’eau pouvaient tout, parce qu’ils renfermaient tout.
Le double Ka Égyptien
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