Livre du langage analogique d’Hermès : Les Fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety
Livre d’Alchimie et d’ésotérisme les fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety. Noms donnés à ce vase par les Anciens. Les Philosophes faisaient en sorte de faire entrer ce vase dans leurs allégories, de manière qu’on n’eût pas le moindre soupçon sur l’idée qu’ils en avaient. Tantôt c’était une tour, tantôt un navire ; ici un coffre ; là une corbeille. Telle fut la tour de Danaé ; le coffre de Deucalion, et le tombeau d’Osiris ; la corbeille, l’outre de Bacchus et sa bouteille ; l’amphore d’or ou vase de Vulcain ; la coupe que Junon présenta à Thétis le vaisseau de Jason, le marais de Lerne, qui fut ainsi appelé de capsa, loculus ; le panier d’Erichthonius ; la cassette dans laquelle fut enfermé Tennis Triodite avec sa soeur Hémithée ; la chambre de Léda, les oeufs d’où naquirent Castor, Pollux, Clytemnestre et Hélène ; la ville de Troye ; les cavernes des monstres ; les vases dont Vulcain fit présent à Jupiter. La cassette que Thétis donna à Achille, dans laquelle on mit les os de Patrocle, et ceux de son ami. La coupe avec laquelle Hercule passa la mer pour aller enlever les boeufs de Gérion. La caverne du mont Hélicon, qui servait de demeure aux Muses et à Phoebus ; tant d’autres choses enfin accommodées aux fables que l’on inventait au sujet du grand oeuvre. Le lit où Vénus fut trouvée avec Mars ; la peau dans laquelle Orion fut engendré ; le clepsydre ou corne d’Amalthée, de je cache, et, eau. Les Egyptiens enfin n’entendaient autre chose par leurs puits, leurs sépulcres, leurs urnes, leurs mausolées en forme de pyramide. Mais ce qui a trompé davantage ceux qui ont étudié la Philosophie Hermétique dans les livres, c’est que le vase de l’Art et celui de la Nature n’y sont pas communément distingués. Ils parlent tantôt de l’un, tantôt de l’autre, suivant que le sujet les amené. Sans qu’aucun en fasse la distinction. Ils font mention pour l’ordinaire d’un triple vaisseau. Flamel l’a représenté dans ses Hiéroglyphes, sous la figure d’une écritoire. « Ce vaisseau de terre, en forme d’écritoire dans une niche, est appelé, dit il, le triple vaisseau ; car dans son milieu il y a un étage, sur lequel il y a une écuelle pleine de cendres tièdes, dans lesquelles est posé l’oeuf Philosophique, qui est un matras de verre, que tu vois peint en forme d’écritoire, et qui est plein de confection de l’art, c’est-à-dire, de l’écume de la mer Rouge et de la graisse du vent mercuriel. » Mais il paraît, par sa description qu’il donne de ce triple vaisseau, qu’il parle non seulement du vase, mais du fourneau. Il est absolument nécessaire de connaître le vase et sa forme pour réussir dans l’oeuvre. Quant à celui de l’art, il doit être de verre, de forme ovale ; mais pour celui de la Nature, les Philosophes nous disent qu’il faut être instruit parfaitement de sa quantité et de sa qualité. C’est la terre de la pierre, ou la femelle, ou la matrice dans laquelle la semence du mâle est reçue, se putréfie et se dispose à la génération. Morien parle de celui-ci en ces termes : « Vous devez savoir, ô bon Roi, que ce magistère est le Secret des Secrets de Dieu très grand ; il l’a confié et recommandé à ses Prophètes, dont il a mis les âmes dans son paradis. Que si les Sages, leurs successeurs, n’eussent compris ce qu’ils avaient dit de la qualité du vaisseau dans lequel se fait le magistère, ils n’auraient jamais pu faire l’oeuvre. » Ce vase, dit Philalèthe « est un aludel, non de verre, mais de terre ; il est le réceptacle des teintures ; et respectivement à la pierre, il doit contenir ( la première année des Chaldéens ) vingt-quatre pleines mesures de Florence, ni plus, ni moins. » Les Philosophes ont parlé de différents vases pour tromper les ignorants. Ils ont même cherché à en faire un mystère comme de tout le reste. C’est pourquoi ils lui ont donné divers noms, suivant les différentes dénominations qu’il leur a plu donner aux divers états de la matière. Ainsi ils ont fait mention d’alambic, de cucurbite, de vases sublimatoires, calcinatoires, etc. Mais il n’y a qu’un vase de l’art que d’Espagnet (Can. 112.ET siuv.) décrit ainsi : « Pour dire la vérité, et parler avec ingénuité, on n’a besoin que d’un seul vase pour perfectionner les deux soufres ; il en faut un second pour l’élixir. La diversité des digestions ne demande pas un changement de vase ; il est même nécessaire de ne point l’ouvrir, ni le changer jusqu’à la fin du premier oeuvre. Ce vase sera de verre, ayant le fond rond ou ovale, et un cou long au moins d’une palme, mais étroit comme celui d’une bouteille ; il faut que le verre soit épais également dans toutes ses parties, sans noeuds ni fêlures, afin qu’il puisse résister à un feu long et quelquefois vif. » « Le second vase de l’art sera fait de deux hémisphères creux de chêne, dans lesquelles on mettra l’oeuf, pour le faite couver. » Le Trévisan fait aussi mention de ce tronc de chêne, en ces termes (Philosoph. des métaux. 4. part.) : « Après, afin que la fontaine fût plus forte, et que les chevaux n’y marchassent, ni autres bêtes brutes, il y éleva un creux de chêne tranché par le milieu, qui garde le Soleil et l’ombre de lui. » Le troisième vase, enfin est le fourneau qui renferme et conserve les deux autres vases et la matière qu’ils contiennent. Flamel dit qu’il n’aurait jamais pu deviner sa forme, si Abraham Juif ne l’avait dépeint avec le feu proportionné, dans ses figures hiéroglyphiques. En effet, les Philosophes l’on mis au nombre de leurs secrets, et l’ont nommé Athanor à cause du feu qu’on y entretient continuellement, quoique inégalement quelquefois, parce que la capacité du fourneau et la quantité de la matière demandent un feu proportionné. Quant à sa construction, on peut voie ce qu’en dit d’Espagnet. Du Feu en général. Quoique nous ayons parlé du feu assez au long dans les principes de Physique qui précèdent ce traité, il est à propos d’en dire encore deux mots, pour ce qui regarde l’oeuvre. Nous connaissons trois sortes de feux, le céleste, le feu de nos cuisines, et le feu central. Le premier est très pur, simple, et non brûlant par lui-même ; le second est impur, épais, et brûlant ; le central est pur en lui-même, mais il est mélangé et tempéré. Le premier est ingénérant, et luit sans brûler ; le second est destructif, et brûle en luisant, au lieu d’engendrer ; le troisième, engendre et éclaire quelquefois sans brûler, et brûle quelquefois sans éclairer. Le premier est doux, le second âcre et corrosif ; le troisième est salé et doux. Le premier est par lui-même sans couleur et sans odeur ; le second, puant et coloré. suivant son aliment ; le troisième est invisible, quoique de toutes couleurs et de toutes odeurs. Le céleste n’est connu que par ses opérations ; le second par les sens, et le central par ses qualités. Le feu est très vif dans l’animal, stupide et lié dans le métal, tempéré dans le végétal, bouillant et très brûlant dans les vapeurs minérales. Le feu céleste a pour sa sphère la région éthérée, d’où il se fait sentir jusqu’à nous. Le feu élémentaire a pour demeure la superficie de la terre, et notre atmosphère ; le feu central est logé dans le centre de la matière. Ce dernier est tenace, visqueux, glutineux, et est inné dans la matière ; il est digérant, maturant, ni chaud, ni brûlant au toucher ; il se dissipe et consume très peu, parce que sa chaleur est tempérée par le froid. Le feu céleste est sensible, vital, actif dans l’animal, plus chaud au toucher, moins digérant, et s’exhale sensiblement. L’élémentaire est destructif, d’une voracité incroyable ; il blesse les sens, il brûle ; il ne digère, ne cuit, et n’engendre rien. Il est dans l’animal ce que les Médecins appellent chaleur fébrile et contre nature, il consume ou divise l’humeur radicale de notre vie. Le céleste passe en la nature du feu central ; il devient interne, engendrant ; le second est externe et séparant ; le central est interne, unissant et homogénant. La lumière ou le feu du Soleil habillé des rayons de l’Ether, concentrés et réverbérés sur la superficie de la terre, prend la nature du feu élémentaire, ou de nos cuisines. Celui-ci passe en la nature du feu céleste à force de se dilater, et devient central à force de se concentrer dans la matière. Nous avons un exemple de ces trois feux dans une bougie allumée ; sa lumière dans son expression représente le feu céleste ; sa flamme le feu élémentaire, et la mèche le feu central. Comme le feu de l’animal est d’une dissipation incroyable, dont la plus grande se fait par la transpiration insensible, les Philosophes se sont étudiés à chercher quelque moyen de réparer cette perte ; et sentant bien que cette réparation ne pouvait se faire par ce qui est impur et corruptible comme l’animal même, ils ont eu recours à une matière, où cette chaleur requise fût concentrée abondamment. L’art de la Médecine ne pouvant empêcher cette perte, et ignorant les moyens abrégés de la réparer, s’est contentée d’aller aux accidents qui détruisent notre substance, qui viennent ou des vices des organes, ou de l’intempérie du sang, des esprits, des humeurs, de leur abondance ou disette, d’où suit infailliblement la mort, si l’on n’y apporte un remède efficace, que les Médecins avouent eux-mêmes ne connaître que très imparfaitement. Du Feu Philosophique. La raison qui engageait les anciens sages à faire un mystère de leur vase, était le peu de connaissance que l’on avait dans ces temps reculés, de la fabrique du verre. On a découvert dans la suite la manière de le faire ; c’est pourquoi les Philosophes n’ont plus tant caché la matière et la forme de leur vase. Il n’en est pas ainsi de leur feu secret ; c’est un labyrinthe dont le plus avisé ne saurait se tirer. Le feu du Soleil ne peut être ce feu secret ; il est interrompu, inégal ; il ne peut soutenir une chaleur en tout semblable dans ses degrés, la mesure et sa durée. Sa chaleur ne saurait pénétrer l’épaisseur des montagnes, ni échauffer la froideur des marbres et des rochers, qui reçoivent les vapeurs minérales dont l’or et l’argent sont formés. Le feu de nos cuisines empêche l’union des miscibles, et consume ou fait évaporer le lien des parties constituantes des corps ; il en est le tyran. Le feu central ou inné dans la matière a la propriété de mêler les substances, et d’engendrer ; mais il ne peut être cette chaleur Philosophique tant vantée, qui fait la corruption des semences métalliques ; parce que ce qui est de soi-même principe de corruption, ne le peut être de génération que par accident : je dis par accident ; car la chaleur qui entendre est interne et innée à la matière, et celle qui corrompt est externe et étrangère. Cette chaleur est fort différente dans la génération des individus des trois règnes. L’ani-mal l’emporte de beaucoup en activité au-dessus de la plante. La chaleur du vase dans la génération du métal doit répondre et être proportionné A la qualité de la semence dont la corruption est très difficile. Il faut donc conclure que n’y ayant point de génération sans corruption, et point de corruption sans chaleur, il faut proportionner la chaleur à la semence que l’on emploie pour la génération. Il y a donc deux chaleurs, une putrédinale externe, et une vitale, ou générative interne. Le feu interne obéit à la chaleur du vase jusqu’à ce que, délié et délivré de sa prison, il s’en rend le maître. La chaleur putrédinale vient à son secours, elle passe en la nature de la chaleur vitale, et toutes deux travaillent ensuite de concert. C’est donc le vase qui administre la chaleur propre à corrompre, et la semence qui fournit le feu propre à la génération ; mais comme la chaleur de ce vase n’est pas si connue pour le métal comme elle l’est pour l’animal et la plante, il faut réfléchir sur ce que nous avons dit du feu en général pour trouver cette chaleur. La Nature l’a si proportionnellement mesurée dans sa matrice quant aux animaux, qu’elle ne peut guère être augmentée ni diminuée ; la matrice est dans ce cas un véritable Athanor. Quant à la chaleur du vase pour la corruption de la graine des végétaux, il la faut très petite ; le Soleil la lui fournit suffisamment ; mais il n’en est pas de même dans l’art Hermétique. La matrice étant de l’invention de l’Artiste, veut un feu artistement inventé et proportionné à celui que la Nature implante au vase pour la génération des matières minérales. Un Auteur anonyme dit que pour connaître la matière de ce feu, il suffit de savoir comment le feu élémentaire prend la forme du feu céleste, et que pour sa forme, tout le secret consiste dans la forme et la structure de l’athanor, par le moyen duquel, ce feu devient égal, doux, continu, et tellement proportionné que la matière puisse se corrompre, après quoi la génération du soufre doit se faire, qui prendra la domination pour quelque temps, et régira le reste de l’oeuvre. C’est pourquoi les Philosophes disent que la femelle domine pendant la corruption, et le mâle chaud et sec pendant la génération. Artéphius est un de ceux qui a traité le plus au long du feu Philosophique ; et Pontanus avoue avoir été redressé, et reconnu son erreur dans la lecture du traité de ce Philosophe. Voici ce qu’il en dit : « Notre feu est minéral, il est égal, il est continuel, il ne s’évapore point, s’il n’est trop fortement excité ; il participe du soufre ; il est pris d’autre chose que de la matière, il détruit tout, il dissout, congèle et calcine ; il y a de l’artifice à le trouver et a le faire ; il ne coûte rien, ou du moins fort peu. De plus, il est humide, vaporeux, digérant, altérant, pénétrant, subtil, aérien, non violent, incomburant, ou qui ne brûle point, environnant, contenant de unique. Il est aussi la fontaine d’eau vive, qui environne et contient le lieu où se baignent, et se lavent le Roi et la Reine. Ce feu humide suffit en toute l’oeuvre au commencement, an milieu et à la fin ; parce que tout l’art consiste en ce feu. Il y a encore un feu naturel, un feu contre nature, et un feu innaturel, et qui ne brûle point, enfin pour complément il y a un feu chaud, sec, humide, froid. pensez bien à ce que je viens de dire, et travaillez droitement, sans vous servir d’aucune matière étrangère. » Ce que le même Auteur ajoute ensuite est dans le fond une véritable explication de ces trois feux ; mais comme il les appelle feu de lampes, feu de cendres, et jeu naturel de notre eau ; on voit bien qu’il a voulu donner le change ; ceux qui voudront voir un détail plus circonstancié du feu Philosophique, peuvent avoir recours au Testament de Raymond Lulle et a son Codicile ; d’Espagnet en parle aussi fort au long depuis le 98 Canon jusqu’au cent huitième. Les autres Philosophes n’en ont presque fait mention que pour le cacher, ou ne l’ont indique que par ses propriétés. Mais quand il s’est agi d’allégories ou de fables, ils ont donné à ce feu les noms d’épée, de lance, de flèches, de javelot, de hache, etc. telle fut celle dont Vulcain frappa Jupiter pour le faire accoucher de Pallas ; l’épée que le même Vulcain donna à Pelée père d’Achille ; la massue dont il fit présent à Hercule ; l’arc que ce héros reçut d’Apollon ; le cimeterre de Persée ; la lance de Bellerophon, etc. C’est le feu que Prométhée vola au Ciel ; celui que Vulcain employait pour fabriquer les foudres de Jupiter, et les armes des Dieux, la ceinture de Vénus, le trône d’or du Souverain des Cieux, etc. C’est enfin le feu de Vesta, entretenu si scrupuleusement à Rome, qu’on punissait de mort les Vierges vestales aux-quelles on avait confié le soin de l’entretenir, lorsque par négligence ou autrement elles le laissaient éteindre. Principes opératifs. La préparation est composée de quatre parties. La première est la solution de la matière en eau mercurielle ; la seconde est la préparation du mercure des Philosophes ; la troisième est la corruption ; la quatrième, la génération et la créa-tion du soufre Philosophique. La première se fait par la semence minérale de la terre ; la seconde volatilise et spermatise les corps ; la troisième fait la séparation des substances et leur rectification ; la quatrième les unit et les fixe, ce qui est la création de la pierre. Les Philosophes ont comparé la préparation à la création du monde, qui fut d’abord une masse, un chaos, une terre vide, informe et ténébreuse qui n’était rien en particulier, mais tout en général, la seconde est une forme d’eau pondéreuse et visqueuse, pleine de l’esprit occulte de son soufre ; et la troisième est la figure de la terre qui parut aride après la séparation des eaux. Dieu dit, la lumière sut faire, elle sortit de son limbe, et se plaça dans la région la plus élevée. Alors les ténèbres disparurent devant elle ; le chaos et la confusion firent place à l’ordre, la nuit au jour, et pour ainsi dire, le néant à l’être. Dieu parla une seconde fois ; les éléments confus se séparèrent, les plus légers se logèrent en haut, et les plus pesants en bas ; alors la terre dégagée de ses moites abîmes parut, et parut capable de tout produire. Cette séparation d’eau de la terre, où l’air se trouva et le feu se répandit, n’est qu’un changement successif de la matière sous cette double forme ; ce qui a fait dire aux Philosophes, que l’eau est tout le fondement de l’oeuvre, sans la-quelle la terre ne pouvait être dissoute, pourrie, préparée, et que la terre est le corps où les éléments humides se terminent, se congèlent, et s’ensevelissent en quelque façon, pour reprendre une plus noble vie. Il se fait alors une circulation, dont le premier mouvement sublime la matière en la raréfiant, le second l’abaisse en la congelant ; et le tout se termine enfin en une espèce de repos, ou plutôt un mouvement interne, une coction insensible de la matière. La première roue de cette rotation d’éléments, comme l’appelle d’Espagnet, consiste dans la réduction de la matière en eau, où la génération commence ; l’éclipse du Soleil et de la Lune se fait ensuite. La seconde est une évacuation de l’humidité superflue, et une coagulation de la matière sous forme d’une terre visqueuse et métallique, la troisième roue opère la séparation et la rectification des substances ; les eaux le séparent des eaux. Tout se spiritualise ou se volatilise ; le Soleil et la Lune reprennent leur clarté, et la lumière commence à paraître sur la terre. La quatrième est la création du soufre. « Par la première digestion, dit l’Auteur que je viens de citer (Can. 68. et suiv.), le corps se dissout ; la conjonction du mâle et de la femelle, et le mélange de leurs semences se font, la putréfaction succède, et les éléments se résolvent en une eau homogène. Le Soleil et la Lune s’éclipsent à la tête du Dragon ; et tout le monde enfin retourne et rentre dans le chaos antique et dans l’abîme ténébreux. Cette première digestion se fait, comme celle de l’estomac, par une chaleur pépantique et faible, plus propre à la corruption qu’à la génération. » « Dans la Seconde digestion, l’esprit de Dieu est porté sur les eaux ; la lumière commence à paraître, et les eaux se séparent des eaux ; la Lune et le Soleil reparaissent, les éléments ressortent du chaos pour constituer un nouveau monde, un nouveau ciel, et une terre nouvelle. Les petits corbeaux changent de plumes, et deviennent des colombes ; l’aigle et le lion, se réunissent par un lien indissoluble. » « Cette régénération se fait par l’esprit igné, qui descend sous la forme d’eau pour laver la matière de son péché originel, et y porter la semence aurifique, car l’eau des Philosophes est un feu. Mais donnez toute votre attention pour que la séparation des eaux se fasse par poids et mesure, de crainte que celles qui sont sous le ciel n’inondent la terre, ou que s’élevant en trop grande quantité, elles ne laissent la terre trop sèche et trop aride. » « La troisième digestion fournie à la terre naissante un lait chaud, et y infuse toutes les vertus spirituelles d’une quintessence qui lie l’âme avec le corps au moyen de l’esprit. La terre alors cache un grand trésor dans son sein, et devient premièrement semblable à la Lune, puis au Soleil. La première se nomme terre de la Lune, la seconde terre du Soleil, et sont nées pour être liées par un mariage indissoluble, car l’une et l’autre ne craignent plus les atteintes du feu. » « La quatrième digestion achève tous les mystères du monde ; la terre devient par son moyen un ferment précieux, qui fermente tout en corps parfaits, comme le levain change toute pâte en sa nature : elle avait acquis cette propriété en devenant quintessence céleste. Sa vertu émanée de l’esprit universel du monde, est une panacée ou médecine universelle à toutes les maladies des créatures qui peuvent être guéries. Le fourneau secret des Philosophes vous donnera ce miracle de l’Art et de la Nature, en répétant les opérations du premier oeuvre. » Tout le procédé Philosophique consiste dans la solution du corps et la congélation de l’esprit, et tout se fait par une même opération. Le fixe et le volatil se mêlent intimement, mais cela ne peut se faire si le fixe n’est auparavant volatilisé. L’un et l’autre s’embrassent enfin, et par la réduction ils deviennent absolument fixes. Les principes opératifs, que l’on appelle aussi les clefs de l’oeuvre, ou le régime, sont donc au nombre de quatre : le premier est la solution ou liquéfaction ; le second l’ablution ; le troisième la réduction ; et le quatrième la fixation. Par la solution, les corps retournent en leur première matière, et se réincrudent par la coction. Alors le mariage se fait entre le mâle et la femelle, et il en naît le corbeau. La pierre se résout en quatre éléments confondus ensemble ; le ciel et la terre s’unissent pour mettre Saturne au monde. L’ablution apprend à blanchir le corbeau, et à faire naître Jupiter de Saturne : cela se fait par le changement du corps en esprit. L’office de la réduction est de rendre au corps son esprit que la volatilisation lui avait enlevé, et de le nourrir ensuite d’un lait spirituel, en forme de rosée, jusqu’à ce que le petit Jupiter ait acquis une force parfaite. « Pendant ces deux dernières opérations, dit d’Espagnet, le Dragon descendu du ciel, devient furieux contre lui-même ; il dévore sa queue, et s’engloutit peu à peu, jusqu’à ce qu’enfin il se métamorphose en pierre. » Tel fut le Dragon dont parle Homère (Iliad. 1. 2. v. 306. et suiv.) : il est la véritable image, ou le vrai symbole de ces deux opérations. « Pendant que nous étions assemblés sous un beau platane, disait Ulysse aux Grecs, et que nous étions là pour faire des hécatombes, auprès d’une fontaine qui sourdait de cet arbre, il apparut un prodige merveilleux. Un horrible Dragon dont le dos était tacheté, envoyé par Jupiter même, sortit du fond de l’autel, et courut au platane Au haut de cet arbre étaient huit petits moineaux avec leur mère qui voltigeait autour d’eux. Le Dragon les saisit avec fureur, et même la mère qui pleurait la perte de ses petits. Après cette action le même Dieu qui l’avait envoyé, le rendit beau, brillant, et le changea en pierre à nos yeux étonnés. » Je laisse au Lecteur à en faire l’application. Principes opératifs en particulier. La Calcination. La calcination vulgaire n’est autre chose que la mort et la mortification du mixte, par la séparation de l’esprit, ou de l’humide qui liait ses parties. C’est à proprement parler une pulvérisation par le feu, et une réduction du corps en chaux, cendre, terre, fleurs, etc. La Philosophique est une extraction de la substance de l’eau, du sel, de l’huile, de l’esprit, et le reste de la terre, et un changement d’accidents, une altération de la quantité, une corruption de la substance, de manière cependant que toutes ces choses séparées puissent se réunir pour qu’il en vienne un corps plus parfait. La calcination vulgaire se fait par l’action du feu de des cuisines, ou des rayons concentrés du Soleil la Philosophique a l’eau pour agent, ce qui a fait dire aux Philosophes : Les Chymistes brûlent avec le feu, et nous brûlons avec l’eau ; d’où l’on doit conclure que la Chymie vulgaire est aussi différente de la Chymie Hermétique, que le feu diffère de l’eau. Solution. La solution, chimiquement parlant, est une atténuation ou liquéfaction de la matière sous forme d’eau, d’huile, d’esprit ou d’humeur. Mais la Philosophique est une réduction du corps en sa première matière, ou une désunion naturelle des parties du composé, et une coagulation des parties spirituelles. C’est pourquoi les Philosophes l’appellent une solution du corps et une congélation de l’esprit. Son effet est d’aquéfier, dissoudre, ouvrir, réincruder, décuire, et évacuer les substances de leur terrestréités, de décorporifier le mixte pour le réduire en sperme. Putréfaction. La putréfaction est en quelque façon la clef de toutes les opérations, quoiqu’elle ne soit pas proprement la première. Elle nous découvre l’intérieur du mixte : elle est l’outil qui rompt les liens des parties ; elle fait, comme le disent les Philosophes, l’occulte manifeste. Elle est le principe du changement des formes, la mort des accidentelles, le premier pas à la génération, le commencement et le terme de la vie ; le milieu entre le non être et l’être. Le Philosophe veut qu’elle se fasse, quand le corps dissous par une résolution naturelle, est soumis à l’action de la chaleur putrédinale. La distillation et la sublimation n’ont été inventées qu’à l’imitation de celles de la Nature à l’égard des éléments, dont l’inclination ou la disposition à se raréfier et s’élever, à se condenser et à descendre, font tout le mélange et les productions de la Nature. La distillation diffère de la sublimation, en ce que la première se fait par l’élévation des choses humides, qui distillent ensuite goutte à goutte, au lieu que la sublimation et l’élévation d’une matière sèche s’attache au vaisseau. L’une et l’autre sont vulgaires. La distillation et la sublimation, philosophiquement parlant, sont une purgation, subtilisation, rectification de la matière. La coagulation et la fixation sont les deux grands instruments de la Nature et de l’Art. Fermentation. Le ferment est dans l’oeuvre ce que le levain est dans la fabrique du pain. On ne peut faire du pain sans levain, et l’on ne peut faire de l’or sans or. L’or est donc l’âme et ce qui détermine la forme intrinsèque de la pierre. Ne rougissons pas d’apprendre à faire de l’or et de l’argent, comme le boulanger fait le pain, qui n’est qu’un composé d’eau et de farine pétrie, fermentée, qui ne diffère l’un de l’autre que par la cuisson. De même la médecine dorée n’est qu’une composition de terre et d’eau, c’est-à-dire, de soufre et de mercure fermentés avec l’or ; mais avec un or réincrudé. Car comme, on ne peut faire du levain avec du pain cuit, on ne peut en faire un avec l’or vulgaire, tant qu’il demeure or vulgaire, Le mercure ou eau mercurielle est cette eau, le soufre cette farine, qui par une longue fermentation s’aigrissent et sont faits levain, avec lequel l’or et l’argent sont faits. Et comme le levain se multiplie éternellement, et sert toujours de matière à faire du pain, la médecine Philosophique se multiplie aussi, et sert éternellement de levain pour faire de l’or.
Le double Ka Égyptien
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