Livre du langage analogique d’Hermès : Les Fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety
Livre d’Alchimie et d’ésotérisme les fables Égyptiennes et Grecques par Dom Antoine-Joseph Pernety. Quintessence. La quintessence est une extraction de la plus spiritueuse et radicale substance de la matière ; elle se fait par la séparation des éléments qui se terminent en une céleste et incorruptible essence dégagée de toutes les hétérogénéité. Aristote la nomme une substance très pure, incorporée en certaine matière non mélangée d’accidents. Héraclite l’appelle une essence céleste, qui prend le nom du lieu d’où elle tire son origine. Paracelse la dit, l’être de notre ciel centrique ; Pline, une essence corporelle, séparée néanmoins de toute matérialité, et dégagée du commerce de la matière. Elle a été nommée en conséquence un corps spirituel, ou un esprit corporel, fait d’une substance Ethérée. Toutes ces qualités lui ont fait donner le nom de quintessence, c’est-à-dire, une cinquième substance, qui résulte de l’union des parties les plus pures des éléments. Le Secret Philosophique consiste à séparer les éléments des mixtes, à les rectifier, et par la réunion de leurs parties pures, homogènes et spiritualisées, faire cette quintessence, qui en renferme toutes les propriétés, sans être sujette à leur altération. La Teinture. Lorsque les ignorants dans la Philosophie Hermétique lisent le terme de teinture dans les ouvrages qui traitent de cette Science, ils s’imaginent qu’on doit l’entendre seulement de la cou-leur des métaux, telle que l’orangée pour l’or, et la blanche pour l’argent. Et comme il est dit dans ces mêmes ouvrages, que le soufre est le principe de la teinture ; on travaille à extraire ce soufre par des eaux forces, des eaux régales, par la calcination et les autres opérations de la Chymie vulgaire. Ce n’est pas là proprement l’idée des Philosophes, non seulement pour les opérations, mais pour la teinture prise en elle-même. La teinture de l’or ne peut être séparée de son corps, parce qu’elle en est l’âme ; et qu’on ne pourrait l’en extraire sans détruire le corps ; ce qui n’est pas possible à la Chymie vulgaire, comme le savent très bien tous ceux qui ont voulu tenter cette expérience. La teinture, dans le sens Philosophique, est l’élixir même, rendu fixe, fusible, pénétrant et tingeant, par la corruption et les autres opérations dont nous avons parlé. Cette teinture ne consiste donc pas dans la couleur externe, mais dans la substance même qui donne la teinture avec la forme métallique. Elle agit comme le safran dans l’eau ; elle pénètre même plus que l’huile ne fait sur le papier ; elle se mêle intimement comme la cire avec la cire, comme l’eau avec l’eau, parce que l’union se fait entre deux choses de même nature. C’est de cette propriété que lui vient celle d’être une panacée admirable pour les maladies des trois règnes de la Nature ; elle va chercher dans eux le principe radical et vital, qu’elle débarrasse, par son action, des hétérogènes qui l’embarrassent, et le tiennent en prison ; elle vient à son aide, et se joint à lui pour combattre ses ennemis. Ils agissent alors de concert, et remportent une victoire parfaite. Cette quintessence chasse l’impureté des corps, comme le feu fait évaporer l’humidité du bois ; elle con-serve la santé, en donnant des forces au principe de la vie pour résister aux attaques des maladies, et faire la séparation de la substance véritablement nutritive des aliments d’avec celle qui n’en est que le véhicule. La Multiplication. On entend par la multiplication Philosophique, une augmentation en quantité et en qualités, et l’une et l’autre au-delà de tout ce qu’on peut s’imaginer. Celle de la qualité est une multiplication de la teinture par une corruption, une volatilisation et une fixation réitérées autant de fois qu’il plaît à l’Artiste. La seconde augmente seulement, la quantité de la teinture, sans accroître ses vertus. Le second soufre se multiplie avec la même matière dont il a été fait, en y ajoutant une petite partie du premier. Selon les poids et mesures requises. Il y a néanmoins trois manières de faire la multiplication si nous en croyons d’Espagnet, qui les décrit de la manière suivante. La première est de prendre une partie de l’élixir parfait rouge, que l’on mêle avec neuf parties de son eau rouge ; on met le vase au bain, pour faire dissoudre le tout en eau. Après la solution on cuit cette eau jusqu’à ce qu’elle se coagule en une matière semblable à un rubis ; on insère ensuite cette matière à la manière de l’élixir ; et, dès cette première opération la médecine acquiert dix fois plus de vertus qu’elle n’en avait. Si l’on réitère ce même procédé une seconde fois, elle augmentera de cent ; une troisième fois de mille, et ainsi de suite toujours par dix. La Seconde manière est de mêler la quantité que l’on veut d’élixir avec son eau y en gardant cependant les proportions entre l’un et l’autre, et après avoir mis le tout dans un vase de réduction bien scellé, le dissoudre au bain, et suivre tout le régime du second en distillant successivement les éléments par leurs propres feux, jusqu’à ce que le tout devienne pierre, on insère ensuite comme dans l’autre, et la vertu de l’élixir augmente de cent dès la première fois, mais cette voie est plus longue. On la réitère comme la première, pour accroître sa force de plus en plus. La troisième enfin est proprement la multiplication en quantité. On projette une once de l’élixir multiplié en qualité sur cent onces de mercure commun purifié ; ce mercure mis sur un petit feu se changera bientôt en élixir. Si on jette une once de ce nouvel élixir sur cent onces d’autre mercure commun purifié, il deviendra or très fin. La multiplication de l’élixir au blanc se fait de la même manière, en prenant l’élixir blanc et son eau, au lieu de l’élixir rouge. Plus on réitérera la multiplication en qualité plus elle aura d’effet dans la projection ; mais non pas de la troisième manière de multipliée dont nous avons parlé ; car sa force diminue à chaque projection. On ne peut cependant pousser cette réitération que jusqu’à la quatrième ou cinquième fois, parce que la médecine serait alors si active et si ignée que les opérations deviendraient instantanées ; puisque leur durée s’abrège à chaque réitération ; sa vertu d’ailleurs est assez grande à la quatrième ou cinquième fois pour combler les désirs de l’Artiste, puisque dès la première un grain peut convertir cent grains de mercure en or, à la seconde mille, à la troisième dix mille, à la quatrième cent mille, etc. On doit juger de cette médecine comme du grain, qui multiplie à chaque fois qu’on le sème. Des poids dans l’Oeuvre. Rien de plus embrouillé que les poids et les proportions requis dans l’oeuvre Philosophique. Tous les Auteurs en parlent, et pas un ne les explique clairement. L’un dit qu’il faut mesurer son feu clibaniquememt (Flamel.) ; l’autre géométriquement (D’Espagnet et Artéphius.). Celui-là, suivant la chaleur du Soleil depuis le printemps jusqu’en automne ; celui-ci, qu’il faut une chaleur fébrile, etc. Mais le Trévisan nous conseille de donner un feu lent et faible plutôt que fort, parce qu’on ne risque alors que de finir l’oeuvre plus tard, au lieu qu’en forçant le feu, on est dans un danger évident de tout perdre. Le composé des mixtes et leur vie ne subsistent que par la mesure et le poids des éléments combinés et proportionnés de manière que l’un ne domine point sur les autres en tyran. S’il y a trop de feu, le germe se brûle ; si trop d’eau, l’esprit séminal et radical se trouve suffoqué, si trop d’air et de terre, le composé aura ou trop, ou trop peu de consistance, et chaque élément n’aura pas son action libre. Cette difficulté n’est pas cependant si grande qu’elle le paraît d’abord à la première lecture des Philosophes ; quelques uns nous avertissent (Le Trévisan.) que la Nature a toujours la balance à la main pour peser ces éléments, et en faire ses mélanges tellement proportionnés, qu’il en résulte toujours les mixtes qu’elle se propose de faire, à moins qu’elle ne soit empêchée dans ses opérations par le défaut de la matrice où elle fait ses opérations, ou par celui des semences qu’on lui fournit, ou enfin par d’autres accidents. Nous voyons même dans la Chymie vulgaire, que deux corps hétérogènes ne se mêlent point ensemble, ou ne peuvent rester longtemps unis, que lorsque l’eau a dissout une certaine quantité de sel, elle n’en dissout pas davantage ; que plus les corps ont d’affinité ensemble, plus ils semblent se chercher, et quitter même ceux qui en ont le moins pour se réunir a ceux qui en ont le plus. Ces expériences sont connues, particulièrement entre les minéraux et les métaux. L’Artiste du grand oeuvre se propose la Nature pour modèle ; il faut donc qu’il étudie cette Nature pour pouvoir l’imiter Mais comment trouver ses poids et ses combinaisons ? Quand elle veut faire quelque mixte, elle ne nous appelle pas à son conseil, ni à ses opérations, tant pour voir ses matières constituantes, que son travail dans l’emploi qu’elle en fait. Les Philosophes Hermétiques ne se lassent point de nous recommander de suivre la Nature ; sans doute qu’ils la connaissent, puisqu’ils se flattent d’être ses disciples. Ce serait donc dans leurs ouvrages qu’on pourrait apprendre à l’imiter. Mais l’un (Artéphius.) dit « qu’il ne faut qu’une seule chose pour parfaire l’oeuvre, qu’il n’y a qu’une pierre, qu’une médecine, qu’un vaisseau, qu’un régime, et qu’une seule disposition ou manière pour faire successivement le blanc et le rouge. Ainsi, quoi que nous disions, ajoute le même Auteur, mets ceci, mets cela, nous n’entendons pas qu’il faille prendre plus d’une chose, la mettre une seule fois dans je vaisseau, et le fermer ensuite jusqu’à ce que l’oeuvre soit parfaite et accomplie... que l’Artiste n’a autre chose à faire qu’à préparer extérieurement la matière comme il faut, parce que d’elle-même elle fait intérieurement tout ce qui est nécessaire pour se rendre parfaire... ainsi prépare et dispose seulement la matière, et la Nature fera tout le reste. » Raymond Lulle nous avertit que cette chose unique n’est pas une seule chose prise individuellement, mais deux choses de même nature, qui n’en font qu’une ; s’il y a deux ou plusieurs choses à mêler, il faut le faire avec proportion, poids et mesure. Nous en avons parlé dans l’article des signes démonstratifs, sous les noms d’Aigle et de Dragon ; et nous avons aussi donné les proportions des matières requises pour la multiplication. On doit voir par-là que les proportions des matières ne sont pas les mêmes dans le premier et le second oeuvre. Règles générales très instructives. Il ne faut presque jamais prendre les paroles des Philosophes à la lettre, parce que tous leurs termes ont double entente, et qu’ils affectent d’employer ceux qui sont équivoques. Ou s’ils font usage des termes connus et usités dans le langage ordinaire (Geber, d’Espagnet, et plusieurs autres.), plus ce qu’ils disent paraît simple, clair et naturel, plus il faut y soupçonner de l’artifice. Timeo Danaos, et dona ferentes. Dans les endroits au contraire où ils paraissent embrouillés, enveloppés, et presque inintelligibles, c’est ce qu’il faut étudier avec plus d’attention. La vérité y est cachée. Pour mieux découvrir cette vérité, il faut les comparer les uns avec les autres, faire une concordance de leurs expressions et de leurs dires, parce que l’un laisse échapper quelquefois ce qu’un autre a omis à dessein (Philalèthe.). Mais dans ce recueil de textes, on doit bien prendre garde à ne pas confondre ce que l’un dit de la première préparation, avec ce qu’un autre dit de la troisième. Avant de mettre la main à l’oeuvre, on doit avoir tellement combiné tout, que l’on ne trouve plus dans les livres des Philosophes (Zachaire.) aucune chose qu’on ne soit en état d’expliquer par les opérations qu’on se propose d’entreprendre. Il faut pour cet effet être assuré de la matière que l’on doit employer; voir si elle a véritablement toutes les qualités et les propriétés par lesquelles les Philosophes la désignent, puisqu’ils avouent qu’ils ne l’ont point nommée par le nom sous lequel elle est connue ordinairement. On doit observer que cette matière ne coûte rien, ou peu de choses ; que la médecine, que le Philalèthe (Enarr. Meth. Trium. Gebr. medic.), après Geber, appelle médecine du premier ordre, ou la première préparation, se parfait sans beaucoup de frais, en tout lieu, en tout temps, par toutes sortes de personnes, pourvu qu’on ait une quantité suffisante de matière. La Nature ne perfectionne les mixtes que par des choses qui sont de même nature (Cosmopolite.) ; on ne doit donc pas prendre du bois pour perfectionner le métal. L’animal engendre l’animal, la plante produit la plante, et la nature métallique les métaux. Les principes radicaux du métal sont un soufre et un argent-vif, mais non les vulgaires ; ceux-ci entrent comme complément, comme principes même constituants, mais comme principes combustibles, accidentels et séparables du vrai principe radical, qui est fixe et inaltérable. On peut voir sur la matière ce que j’en ai rapporté dans son article, conformément à ce qu’en disent les Philosophes. Toute altération d’un mixte se fait par dissolution en eau ou en poudre, et il ne peut être perfectionné que par la séparation du pur d’avec l’impur. Toute conversion d’un état à un autre se fait par un agent, et dans un temps déterminé. La nature n’agit que successivement ; l’Artiste doit faire de même. Les termes de conversion, dessiccation, mortification, inspissation, préparation, altération, ne signifient que la même chose dans l’Art Hermétique. La sublimation, descension, distillation, putréfaction, calcination, congélation, fixation, cération, sont, quant à elles-mêmes, des choses différentes ; mais elles ne constituent dans, l’oeuvre qu’une même opération continuée dans le même vase. Les Philosophes n’ont donné tous ces noms qu’aux différentes choses ou changements qu’ils ont vu se passer dans le vase. Lorsqu’ils ont aperçu la matière s’exhaler en fumée subtile, et monter au haut du vase, ils ont nommé cette ascension, sublimation. Voyant ensuite cette vapeur descendre au fond du vase, ils l’ont appelée descension, distillation. Morien dit en conséquence : toute notre opération consiste à ex-traire l’eau de sa terre, et à l’y remettre jusqu’à ce que la terre pourrisse et se purifie. Lorsqu’ils ont aperçu que cette eau, mêlée avec sa terre, se coagulait ou s’épaississait, qu’elle devenait noire et puante, ils ont dit que c’était la putréfaction, principe de génération. Cette putréfaction dure jusqu’à ce que la matière soit devenue blanche. Cette matière étant noire, se réduit en poudre lorsqu’elle commence à devenir grise ; cette apparence de cendre a fait naître l’idée de la calcination, incération, incinération, déalbation y et lorsqu’elle est parvenue à une grande blancheur, ils l’ont nommée calcination parfaite. Voyant que la matière prenait une consistance solide, qu’elle ne fluait plus, elle a formé leur congélation, leur induration ; c’est pourquoi ils ont dit que tout le magistère consiste à dissoudre et à coaguler naturellement. Cette même matière congelée, et endurcie de manière qu’elle ne se résolve plus en eau, leur a fait dire, qu’il fallait la sécher et la fixer ; ils ont donc donné à cette prétendue opération, les noms de dessiccation, fixation, cération, parce qu’ils expliquent ce terme d’une union parfaite de la partie volatile avec la fixe sous la forme d’une poudre ou pierre blanche. Il faut donc regarder cette opération comme unique, mais exprimée en termes différents. On saura encore que toutes les expressions suivantes ne signifient aussi que la même chose. Distiller à l’alambic, séparer l’âme du corps ; brûler ; aquéfier, calciner ; cérer ; donner à boire ; adapter ensemble ; faire manger ; assembler ; corriger ; cribler ; couper avec des tenailles ; diviser ; unir les éléments ; les extraire ; les exalter ; les convertir ; les changer l’un dans l’autre ; couper avec le couteau, frapper du glaive, de la hache, du cimeterre ; percer avec la lance, le javelot, la flèche ; assommer ; écraser ; lier ; délier ; corrompre ; folier ; fondre ; engendrer ; concevoir ; mettre au monde ; puiser ; humecter ; arroser ; imbiber ; empâter ; amalgamer ; enterrer ; incérer ; laver ; laver avec le feu ; adoucir ; polir ; limer ; battre avec le marteau ; mortifier ; noircir ; putréfier ; tourner au tour ; circuler ; rubéfier ; dissoudre ; sublimer ; lessiver ; inhumer, ressusciter, réverbérer, broyer ; mettre en poudre ; piler dans le mortier ; pulvériser sur le marbre, et tant d’autres expressions semblables : tout cela ne veut dire que cuire par un même régime, jusqu’au rouge foncé. On doit donc se donner de garde de remuer le vase, et de l’ôter du feu ; car si la matière se refroidissait, tout serait perdu. Des vertus de la Médecine. Elle est, suivant le dire de tous les Philosophes, la source des richesses et de la santé ; puisque avec elle on peut faire l’or et l’argent en abondance, et qu’on se guérie non seulement de toutes les maladies qui peuvent être guéries, mais que, par son usage modéré, on peut les prévenir. Un grain seul de cette médecine ou élixir rouge, donné aux paralytiques, hydropiques, goutteux, lépreux, les guérira, pourvu qu’ils en prennent la même quantité pendant quelques jours seulement. L’épilepsie, les coliques, les rhumes, fluxions, phrénésie et toute autre maladie in-terne ne peuvent tenir contre ce principe de vie. Quelques Adeptes ont dit qu’elle, donnait l’ouïe aux sourds et la vue aux aveugles ; qu’elle est un remède assuré contre toutes sortes de maladies des yeux, tous apostêmes, ulcères, blessures, cancers, fistule, moli metangere, et toutes maladies de la peau, en en faisant dissoudre un grain dans un verre de vin ou d’eau, donc l’on bassine les maux extérieurs, qu’elle fond peu à peu la pierre dans la vessie ; qu’elle chasse tout venin et poison en en buvant comme ci-dessus. Raymond Lulle (Testam. antiq.) assure qu’elle est en général un remède souverain contre tous les maux qui affligent l’humanité, depuis les pieds jusqu’à la tête ; qu’elle les guérit en un jour, s’ils ont duré un mois, en douze jours, s’ils sont d’une année ; et en un mois, quelque vieux qu’ils soient. Arnaud de Villeneuve (Rosari.) dit que son efficacité est infiniment supérieure à celle de tous les remèdes d’Hippocrate, de Galien, d’Alexandre, d’Avicenne et de toute la Médecine ordinaire ; qu’elle réjouit le coeur, donne de la vigueur et de la force, conserve la jeunesse, et fait reverdir la vieillesse. En général, qu’elle guérit toutes les maladies tant chaudes que froides, tant sèches qu’humides. Geber (Summâ.), sans faire l’énumération des maladies que cette médecine guérit, se contente de dire, qu’elle surmonte toutes celles que les Médecins ordinaires regardent comme incurables. Qu’elle rajeunit la vieillesse et l’entretient en santé pendant de longues années, même au-delà du cours ordinaire, en prenant seulement gros comme un grain de moutarde deux ou crois fois la semaine à jeun. Philalèthe (Introît. Apert. et enarrat. Method.) ajoute à cela qu’elle nettoie la peau de toutes caches, rides, etc. ; qu’elle délivre la femme en travail d’enfant, fût-il mort, en tenant seulement la poudre au nez de la mère ; et cite Hermès pour son garant. Il assure avoir lui-même tiré des bras de la mort bien des malades abandonnés des Médecins. On trouve la manière de s’en servir particulièrement dans les ouvrages de Raymond Lulle et d’Arnaud de Villeneuve. Des maladies des Métaux. Le premier vice des métaux vient du premier mélange des principes avec l’argent-vif, et le second se trouve dans l’union des soufres et du mercure. Plus les éléments sont épurés, plus ils sont proportionnellement mêlés et homogènes, plus ils ont de poids, de malléabilité, de fusion, d’extension, de fulgidité, et d’incorruptibilité permanente. Il y a donc deux sortes de maladies dans les métaux, la première est appelée originelle et incurable, la seconde vient de la diversité du soufre qui fait leur imperfection et leurs maladies, savoir, la lèpre de Saturne, la jaunisse de Vénus, l’enrhumement de Jupiter, l’hydropisie de Mercure, et la galle de Mars. L’hydropisie du mercure ne lui arrive que de trop de aquosité et de crudité qui trouvent leur cause dans la froideur de la matrice où il est engendré, et de défaut de temps pour se cuire. Ce vice est un péché originel donc tous les autres métaux participent. Cette froideur, cette crudité, cette aquosité ne peuvent être guéries que par la chaleur et l’ignéité d’un soufre bien puissant. Outre cette maladie, les autres métaux ont de plus celle qui leur vient de leur soufre tant interne qu’externe. Ce dernier n’étant qu’accidentel peut être aisément sépare, parce qu’il n’est pas du premier mélange des éléments. Il est noir, impur, puant, il ne se mêle point avec le soufre radical, parce qu’il lui est hétérogène. Il n’est point susceptible d’une décoction qui puisse le rendre radical et parfait. Le Soufre radical purge, épaissie, fixe en corps parfait le mercure radical ; au lieu que le second le suffoque, l’absorbe, et le coagule avec ses propres impuretés et ses crudités ; il produit alors les métaux imparfaits. On en voit une preuve dans la coagulation du mercure vulgaire fait par la vapeur du soufre de Saturne, éteint par celle de Jupiter. Ce soufre impur fait toute la différence des métaux imparfaits. La maladie des métaux n’est donc qu’accidentelle ; il y a donc un remède pour les guérir, et ce remède est la poudre Philosophique, ou pierre Philosophale, appelée pour cette raison poudre de projection. Son usage est pour les métaux, d’en enfermer dans un peu de cire proportionnellement à la quantité du métal que l’on veut transmuer, et de la jeter sur du mercure mis dans un creuset sur le feu, lorsque le mercure est sur le point de fumer. Il faut que les autres métaux soient en fonte et purifiés. On laisse le creuset au feu jusqu’après la détonation, et puis on le retire, ou on le laisse re-froidir dans le feu. Des temps de la Pierre. « Les temps de la pierre sont indiqués, dit d’Espagnet, par l’eau Philosophique et Astronomique. Le premier oeuvre au blanc doit être terminé dans la maison de la Lune, le second, dans la seconde maison de Mercure. Le premier oeuvre au rouge, dans le second domicile de Vénus ; et le Second ou le dernier, dans la maison d’exaltation de Jupiter ; car c’est de lui que notre Roi doit recevoir son sceptre et sa couronne ornée de précieux rubis. » Philalèthe (Loco cit. p. 156.) ne se lasse point de recommander à l’Artiste de bien s’instruire du poids, de la mesure du temps et du feu ; qu’il ne réussira jamais s’il ignore, quant à la médecine du troisième ordre, les cinq choses suivantes. Les Philosophes réduisent les années en mois, les mois en semaines, et les semaines en jours. Toute chose sèche boit avidement l’humidité de son espèce. Elle agit sur cette humidité, après qu’elle en est imbibée, avec beaucoup plus de force et d’activité qu’auparavant. Plus il y aura de terre, et moins d’eau, la Solution sera plus parfaite. La vraie solution naturelle ne peut se faire qu’avec des choses de même nature ; et ce qui dissout la Lune, dissout aussi le Soleil. Quant au temps déterminé et à sa durée pour la perfection de l’oeuvre, on ne peut rien conclure de certain de ce qu’en disent les Philosophes, parce que les uns, en le déterminant, ne parlent point de celui qu’il faut employée dans la préparation des agents : les autres ne traitent que de l’élixir ; d’autres mêlent les deux oeuvres ; ceux qui font mention de l’oeuvre au rouge, ne parlent point toujours de la multiplication ; d’autres ne parlent que de l’oeuvre au blanc ; d’autres ont leur intention particulière. C’est pourquoi on trouve tant de différence dans les ouvrages sur cène matière. L’un dit qu’il faut douze ans, l’autre dix, sept, trois, un et demi, quinze mois ; tantôt c’est un tel nombre de semaines, un Philosophe a intitulé son ouvrage : L’oeuvre de trois jours. Un autre a dit qu’il n’en fallait que quatre. Pline le Naturaliste dit que le mois Philosophique est de quarante jours. Enfin tout est un mystère dans les Philosophes. Conclusion. Tout ce traité est tiré des Auteurs ; je me suis servi presque toujours de leurs propres expressions. J’en ai cité de temps en temps quelques-uns, afin de mieux persuader que je n’y parle que d’après eux. Quand je n’ai point cité leurs ouvrages, c’est que je ne les avais pas alors sous ma main. On a dû y remarquer un accord par-fait, quoi qu’ils ne parlent que par énigmes et par allégories. J’avais d’abord dessein de rapporter beaucoup de traits tirés des douze Clefs de Basile Valentin, parce qu’il a plus souvent que les autres employé les allégories des Dieux de la Fable, et qu’elles auraient eu en conséquence un rapport plus immédiat avec le traité suivant ; mais des énigmes n’expliquent pas des énigmes ; d’ailleurs cet ouvrage est assez commun ; il n’en est pas de même des autres. Pour entendre plus aisément les explications que je donne dans le traité des Hiéroglyphes, on saura que les Philosophes donnent ordinairement le nom de mâle ou père, au principe sulfureux, et le nom de femelle au principe mercuriel. Le fixe est aussi mâle ou agent, le volatil est femelle ou parient. Le résultat de la réunion des deux, est l’enfant Philosophique, communément mâle, quelquefois femelle, quand la matière n’est parvenue qu’au blanc, parce qu’elle n’a pas encore toute la fixité dont elle est susceptible ; aussi les Philosophes l’ont nommée Lune, Diane ; et le rouge, Soleil, Apollon, Phoebus. L’eau mercurielle et la terre volatile sont toujours femelle, souvent mère, comme Cérès, Latone, Sémélé, Europe, etc. L’eau est ordinairement désignée sous des noms de filles, Nymphes, Naïades, etc. Le feu interne est toujours masculin, et dans l’action. Les impuretés font indiquées par des monstres. Basile Valentin, que j’ai cité ci-devant, introduit les Dieux de la Fable, ou les Planètes, comme interlocuteurs, dans la pratique abrégée qu’il donne au commencement de son Traité des douze Clefs. En voici la substance. Dissous du bon or comme la Nature l’enfreigne, dit cet Auteur, tu trouveras une semence qui est le commencement, le milieu et la fin de l’oeuvre, de laquelle notre or et sa femme sont produits ; savoir, un subtil et pénétrant esprit, une âme délicate, nette et pure, et un corps ou sel qui est un baume des Astres. Ces trois choses sont réunies dans notre eau mercurielle. On mena ; cette eau au Dieu Mercure son père, qui l’épousa ; il en vint une huile incombustible. Mercure jeta ses ailes d’aigle, dévora sa queue de dragon et attaqua Mars, qui le fit prisonnier, et constitua Vulcain pour son Geôlier. Saturne se présenta, et conjura les autres Dieux de le venger des maux que Mercure lui avait faits. Jupiter approuva les plaintes de Saturne, et donna ses ordres, qui furent exécutés. Mars alors parut avec une épée flamboyante, variée de couleurs admirables, et la donna à Vulcain pour qu’il exécutât la sentence prononcée contre Mercure, et qu’il réduisît en poudre les os de ce Dieu. Diane ou la Lune se plaignit que Mercure tenait son frère en prison avec lui, et qu’il fallait l’en retirer ; Vulcain n’écouta point sa prière, et ne se rendit même pas à celle de la belle Vénus qui se présenta avec tous ses appas. Mais enfin le Soleil parut couvert de son manteau de pourpre et dans tout son éclat. Je finis ce traité par la même allégorie que d’Espagnet. La Toison d’or est gardée par un Dragon à trois têtes ; la première vient de l’eau, la seconde de la terre, la troisième de l’air. Ces trois têtes doivent enfin, par les opérations, se réunir en une seule, qui sera assez forte et assez puissante pour dévorer tous les autres Dragons. Invoquez Dieu pour qu’il vous éclaire ; s’il vous accorde cette Toison d’or, n’en usez que pour sa gloire, l’utilité du prochain, et votre salut.
Le double Ka Égyptien
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