Temple d'Hermès Trismégiste, Salle de l'occultisme. Le Grand Arcane d'Éliphas Lévi.
L'Ésotérisme et l'occultisme hermétique. Livre troisième, du Grand Arcane d’Eliphas Lévi, chapitre 10 : LE MAGNÉTISME DU MAL. Un seul esprit remplit l’immensité. C’est celui de Dieu que rien ne limite ou ne partage, celui qui est tout entier partout sans être renfermé nulle part. Les esprits créés ne peuvent vivre que sous des enveloppes proportionnelles à leur milieu qui réalisent leur action en la limitant et les empêchant d’être absorbés dans l’infini. Jetez une goutte d’eau douce dans la mer, elle s’y perdra à moins qu’elle ne soit préservée par une enveloppe imperméable. Il n’existe donc pas d’esprits sans enveloppe et sans forme ; ces formes sont relatives au milieu où ils vivent et dans notre atmosphère ; par exemple, il ne peut exister d’autres esprits que ceux des hommes avec les corps que nous leur voyons et ceux des animaux dont nous ignorons encore la destinée et la nature. Les astres ont-ils des âmes ? Et la terre que nous habitons a-t-elle une conscience et une pensée qui lui soit propre ? Nous l’ignorons ; mais on ne peut convaincre d’erreur ceux qui ont voulu le supposer. On a expliqué ainsi certains phénomènes exceptionnels par des manifestations spontanées de l’âme de la terre et comme on a remarqué souvent une sorte d’antagonisme dans ces manifestations, on en a conclu que l’âme de la terre est multiple, qu’elle se révèle par quatre forces élémentaires qu’on peut résumer en deux et qui s’équilibrent par trois, ce qui est une des solutions de la grande Enigme du Sphinx. Suivant les hiérophantes anciens, la matière n’est que le substratum des esprits créés. Dieu ne la crée pas immédiatement. De Dieu émanent les puissances, les Elohim qui constituent le ciel et la terre, et suivant leur doctrine, il faudrait entendre ainsi la première phrase de la Genèse : Bereschith la tête ou le premier principe, Bara créa, Elohim les puissances, ouath aarès qui sont ou qui font (sous-entendu) le ciel et la terre. Nous avouons que cette traduction nous semble plus logique que celle qui donnerait un verbe Bara employé au singulier au nominatif pluriel Elohim. Ces Elohim, ou ces puissances, seraient les grandes âmes des mondes dont les formes seraient la substance spécifiée dans leurs vertus élémentaires. Dieu, pour créer un monde, aurait lié ensemble quatre génies qui en se débattant auraient produit d’abord le chaos et qui, forcés de se reposer après la lutte, auraient formé l’harmonie des éléments ; ainsi la terre emprisonna le feu et se gonfla pour échapper aux envahissements de l’eau. L’air s’échappa des cavernes et enveloppa la terre et l’eau, mais le feu lutte toujours contre la terre et la ronge, l’eau envahit à son tour la terre et monte en nuages dans le ciel : l’air s’irrite, et pour chasser les nuages, il forme des courants et des tempêtes. La grande loi de l’équilibre, qui est la volonté de Dieu, empêche que les combats ne détruisent les mondes avant le temps marqué pour leurs transfigurations. Les mondes comme les Elohim sont liés ensemble par des chaînes magnétiques que leur révolte cherche à briser. Les soleils sont rivaux des soleils, et les planètes s’exercent contre les planètes en opposant aux chaînes d’attraction une énergie égale de répulsion pour se défendre de l’absorption et conserver chacune son existence. Ces forces colossales ont parfois pris une figure et se sont présentées sous l’apparence de géants. Ce sont les Eggrégores du livre d’Hénoch, créatures terribles pour qui nous sommes ce que sont pour nous les infusoires ou les insectes microscopiques qui pullulent entre nos dents et sur notre épiderme. Les Eggrégores nous écrasent sans pitié parce qu’ils ignorent notre existence ; ils sont trop grands pour nous voir, et trop bornés pour nous deviner. Ainsi s’expliquent les convulsions planétaires qui engloutissent des populations. Nous savons trop que Dieu ne sauve pas la mouche innocente, dont un cruel et stupide enfant arrache les pattes et les ailes, et que la Providence n’intervient pas en faveur de la fourmilière dont un passant détruit et saccage les édifices à coups de pied. Parce que les organes d’un ciron échappent à l’analyse de l’homme, l’homme se croit le droit de supposer que, devant la nature éternelle, son existence à lui est beaucoup plus précieuse que celle d’un ciron ! Hélas ! Le Camoëns avait probablement plus de génie que l’eggrégore Adamastor ; mais le géant Adamastor, couronné de nuages, ayant les vagues pour ceinture, et les ouragans pour manteau, pouvait-il deviner les poésies du Camoëns ? L’huître nous paraît bonne à manger, nous supposons qu’elle n’a pas conscience d’elle-même, que, par conséquent elle ne souffre pas, et, sans le moindre regret, nous la dévorons toute vivante. Nous jetons, tout vivants, l’écrevisse, le homard et la langouste dans l’eau bouillante parce que, étant cuits de cette façon, ils ont une chair plus ferme et un goût plus savoureux. Par quelle loi terrible Dieu abandonne-t-il ainsi le faible au fort, et le petit au grand, sans que l’ogre ait, lui-même, l’idée des tortures qu’il fait subir à l’être chétif qu’il dévore ? Et, qui nous assure que quelqu’un prendra notre défense contre les êtres plus forts et aussi avides que nous ? Les astres agissent et réagissent les uns sur les autres ; leur équilibre est formé par des liens d’amour et des efforts de haine. Parfois, la résistance d’une étoile se brise, et elle est attirée vers un soleil qui la dévore ; parfois, une autre sent sa force d’attraction expirer en elle et elle est lancée hors de son orbite par le tournoiement des univers. Des astres amoureux se rapprochent et enfantent de nouvelles étoiles. L’espace infini est la grande cité des soleils ; ils tiennent conseil entre eux et s’adressent, réciproquement, des télégrammes de lumière. Il y a des étoiles qui sont soeurs, il y en a d’autres qui sont rivales. Les âmes des astres, enchaînées par la nécessité de leur course régulière, peuvent exercer leur liberté en diversifiant leurs effluves. Quand la terre est méchante, elle rend les hommes furieux et déchaîne les fléaux à sa surface ; elle envoie alors aux planètes qu’elle n’aime pas un magnétisme empoisonné, mais, elles se vengent, en lui envoyant la guerre. Vénus déverse sur elle le venin des mauvaises moeurs ; Jupiter excite les rois les uns contre les autres ; Mercure déchaîne contre les hommes les serpents de son caducée, la Lune les rend fous et Saturne les pousse au désespoir. Ces amours et ces colères des étoiles sont la base de toute l’astrologie, maintenant, peut-être, trop dédaignée. L’analyse spectrale de Bumsen n’a-t-elle pas prouvé, tout récemment, que chaque astre a son aimantation déterminée par une base métallique spéciale et particulière, et qu’il y a, dans le ciel, des échelles d’attraction comme des gammes de couleurs ? Il peut donc exister aussi, et il existe certainement, entre les globes célestes, des influences magnétiques qui obéissent, peut-être, à, la volonté de ces globes si on les suppose doués d’intelligence ou dominés par des génies que les anciens nommaient les veilleurs du ciel ou les Eggrégores. L’étude de la nature nous fait constater des contradictions qui nous étonnent. Partout, nous rencontrons les preuves d’une intelligence infinie, mais, souvent aussi, nous avons à reconnaître l’action de forces parfaitement aveugles. Les fléaux sont des désordres qu’on ne peut attribuer au principe de l’ordre éternel. Les pestes, les inondations, les famines, ne sont pas des ordres de Dieu. Les attribuer au diable, c’est-à-dire à un ange damné dont Dieu permet la mauvaise oeuvre, c’est supposer un Dieu hypocrite qui se cache, pour mal faire, derrière un gérant responsable, taré. D’où viennent donc ces désordres ? De l’erreur des causes secondes. Mais si les causes secondes sont capables d’erreur, c’est qu’elles sont intelligentes et autonomes, et nous voici en plein dans la doctrine des Eggrégores. Suivant cette doctrine, les astres n’auraient cure des parasites qui pullulent sur leur épiderme et s’occuperaient uniquement de leurs haines et de leurs amours. Notre soleil, dont les tâches sont un commencement de refroidissement, est entraîné lentement, mais fatalement, vers la constellation d’Hercule. Un jour, il manquera de lumière et de chaleur car les astres vieillissent et doivent mourir comme nous. Il n’aura plus alors la force de repousser les planètes qui iront, avec impétuosité, se briser sur lui et ce sera la fin de notre univers. Mais un nouvel univers se formera avec les débris de celui-ci. Une nouvelle création sortira du chaos et nous renaîtrons, dans une espèce nouvelle, capables de lutter avec plus davantage contre la stupide grandeur des Eggrégores, et il en sera ainsi jusqu’à ce que le grand Adam soit reconstitué. Cet esprit des esprits, cette forme des formes, ce géant collectif qui résume la création tout entière. Cet Adam qui, suivant les kabbalistes, cache le soleil derrière son talon, cache des étoiles dans les touffes de sa barbe, et, lorsqu’il veut marcher, touche, d’un pied, l’Orient, et de l’autre l’occident. Les Eggrégores sont les Enacim de la Bible ou plutôt, suivant le livre d’Hénoch, ils en sont les pères. Ce sont les Titans de la Fable et on les retrouve dans toutes les traditions religieuses. Ce sont eux qui, en se battant, lancent les aérolithes dans l’espace, voyagent à cheval sur les comètes et font pleuvoir des étoiles filantes et des bolides enflammés L’air devient malsain, les eaux se corrompent, la terre tremble et les volcans éclatent avec fureur lorsqu’ils sont irrités ou malades. Parfois, pendant les nuits d’été, les habitants attardés des vallées du midi voient avec épouvante la forme colossale d’un homme immobile qui est assis sur le plateau des montagnes et qui baigne ses pieds dans quelque lac solitaire ; ils passent en faisant le signe de la croix et s’imaginent avoir vu Satan lorsqu’ils ont rencontré seulement l’ombre pensive d’un Eggrégore. Ces Eggrégores, s’il fallait admettre leur existence, seraient les agents plastiques de Dieu, les rouages vivants de la machine créatrice, multiformes comme Protée mais enchaînés toujours à leur matière élémentaire. Ils sauraient les secrets que l’immensité nous dérobe mais seraient ignorants des choses que nous savons. Les évocations de la magie ancienne s’adressent à eux et les noms bizarres que leur donnaient la Perse ou la Chaldée sont encore conservés dans les anciens grimoires. Les Arabes, poétiques conservateurs des traditions primitives de l’Orient, croient encore à ces gigantesques génies. Il en est des blancs et des noirs; les noirs sont malsains et se nomment les Afrites. Mahomet a conservé ces génies et en fait des anges si grands que le vent de leurs ailes balayent les mondes dans l’espace. Nous avouons ne pas aimer cette multitude infinie d’êtres intermédiaires qui nous cachent Dieu et semblent le rendre inutile. Si la chaîne des esprits grossit toujours ses anneaux en remontant vers Dieu, nous ne voyons pas de raisons pour qu’elle s’arrête car elle progressera toujours dans l’infini sans jamais pouvoir le toucher. Nous avons des milliards de dieux à vaincre ou à fléchir sans pouvoir jamais arriver à la liberté et à la paix. C’est pourquoi nous rejetons définitivement et absolument la mythologie des Eggrégores. Ici, nous respirons longuement et nous nous essuyons le front comme un homme qui se réveille après un rêve pénible. Nous contemplons le ciel plein d’astres mais vide de fantômes et avec un indicible soulagement de coeur, nous répétons à pleine voix ces premières paroles du symbole de Nicée : Credo in unum Deum. Tombant avec les Eggrégores et les Afrites, Satan flamboie un instant dans le ciel et disparaît comme un éclair. Videbam Satanam sicut fulgures (ou fulgur) de coelo cadentem. Les géants de la Bible ont été ensevelis par le déluge. Les Titans de la Fable ont été écrasés sous les montagnes qu’ils avaient entassées. Jupiter n’est plus qu’une étoile, et toute la fantasmagorie gigantesque de l’ancien monde n’est plus qu’un colossal éclat de rire qui se nomme Gargantua dans Rabelais. Dieu même ne veut plus qu’on le représente sous la forme d’un monstrueux panthée. Il est le père des proportions et de l’harmonie et repousse les énormités. Ses hiéroglyphes favoris sont les blanches et douces figures de l’agneau et de la colombe et il se présente à nous dans les bras d’une mère, sous la forme d’un petit enfant. Combien le symbolisme catholique est adorable et combien d’abominables prêtres l’ont méconnu. Vous figurez-vous la colombe de l’esprit d’amour planant sur la fumée grasse des autodafés, et la vierge mère regardant brûler des Juives ! Voyez-vous de malheureux jeunes gens tomber sous les balles des zouaves de l’enfant Jésus et des canons rayés qu’on braque autour du trésor des indulgences! Mais qui peut sonder les secrets de la Providence ! Peut-être que par cette aberration du pouvoir militaire, tous les dissidents sont absous et que le péché du pasteur devient l’innocence du monde ! Le Pape, d’ailleurs, n’est-il pas un saint prêtre et ne croit-il pas faire son devoir dans toute la sincérité de son coeur ? Qui donc est le coupable ? - Le coupable, c’est l’esprit de contradiction et d’erreur, c’est l’esprit de mensonge qui a été homicide dès le commencement, c’est le tentateur, c’est le diable, c’est le magnétisme du mal. Le magnétisme du mal, c’est le courant fatal des habitudes perverses, c’est la synthèse hybride de tous les insectes voraces et rusés que l’homme emprunte aux animaux les plus malfaisants et c’est bien dans ce sens philosophique que le symbolisme du Moyen-Age a personnifié le démon. Il a des cornes de bouc ou de taureau, des yeux de hibou, un nez en bec de vautour, une gueule de tigre, des ailes de chauve-souris, des griffes de harpie et un ventre d’hippopotame. Quelle figure pour un ange même déchu, et qu’il y a loin de là au superbe roi des enfers rêvé par le génie de Milton ! Mais le Satan de Milton ne représente autre chose que le génie révolutionnaire des Anglais sous un Cromwell et le vrai diable est toujours celui des cathédrales et des légendes. Il est adroit comme le singe, insinuant comme le reptile, rusé comme le renard, enjoué comme le jeune chat, lâche comme le loup ou le chacal. Il est rampant et flatteur comme le valet, ingrat comme un roi et vindicatif comme un mauvais prêtre, inconscient et perfide comme une femme galante. C’est un protée qui prend toutes les formes, excepté celle de l’agneau et de la colombe, disent les vieux grimoires. Tantôt, c’est un petit page fripon qui porte la queue d’une grande dame ; tantôt, un théologien fourré d’hermine ou un chevalier bardé de fer. Le conseiller du mal se glisse partout, il se cache même dans le sein des roses. Parfois, sous une chape de chantre ou d’évêque, il promène sa queue mal dissimulée le long des dalles d’une église, il se cramponne aux cordelettes de la discipline des nonnes et s’aplatit entre les pages des bréviaires. Il hurle dans la bourse vide du pauvre, et, par le trou de la serrure des coffres-forts, il appelle tout bas les voleurs. Son caractère essentiel et ineffaçable, c’est d’être toujours ridicule, car, dans l’ordre moral, il est la bête et sera toujours la bêtise. On a beau ruser, combiner, calculer, mal faire, c’est manquer d’esprit. Son habitude, disent les sorciers, c’est de demander toujours quelque chose ; il se contente d’un chiffon, d’une savate, d’un brin de paille. Qui ne comprend ici l’allégorie ? Accorder au mal la moindre chose, n’estce pas pactiser avec lui ? L’appeler, ne fût-ce que par curiosité, n’est-ce pas lui livrer notre âme ? Toute cette mythologie diabolique des légendaires est pleine de philosophie et de raison. L’orgueil, l’avarice, l’envie ne sont pas, par eux-mêmes, des personnages ; mais ils se personnifient souvent dans les hommes, et ceux qui arrivent à voir le diable se mirent dans leur propre laideur. Le diable n’a jamais été beau ; ce n’est pas un ange déchu, il est damné de naissance, et Dieu ne lui pardonnera jamais, car, pour Dieu, il n’existe pas. Il existe comme nos erreurs, il est le vice, il est la maladie, il est la peur, il est la démence et le mensonge, il est la fièvre d’hôpital des limbes où languissent les âmes malades. Jamais il n’est entré dans les régions sereines du ciel, et ne saurait, par conséquent, en être tombé. Arrière donc le dualisme impie des Manichéens, arrière, ce compétiteur de Dieu, toujours puissant quoique foudroyé, et qui lui dispute le monde. Arrière ce valet séducteur des enfants de son maître, qui a forcé Dieu lui-même à subir la mort pour racheter les hommes dont l’ange rebelle avait fait ses esclaves, et à qui Dieu abandonne, néanmoins encore, la majorité de ceux qu’il a voulu racheter par un si inconcevable sacrifice. A bas le dernier, le plus monstrueux des Eggrégores. Gloire et triomphe éternel à Dieu seul ! Eternel honneur, toutefois, au dogme sublime de la Rédemption ; respect à toutes les traditions de l’Eglise universelle ; vive le symbolisme antique ! Mais Dieu nous garde de le matérialiser ou des entités métaphysiques pour des personnages réels, et des allégories pour des histoires ! Les enfants aiment à croire aux ogres et aux fées ; et les multitudes ont besoin de mensonge, je le sais, je m’en rapporte là-dessus aux nourrices et aux prêtres. Mais j’écris un livre de philosophie occulte qui ne doit être lu ni par les enfants, ni par les gens faibles d’esprit. Il est des gens à qui le monde paraîtrait vide s’il n’était peuplé de chimères. L’immensité du ciel les ennuierait si elle n’était peuplée de farfadets et de démons. Ces grands enfants nous rappellent la fable du bon La Fontaine qui croyait voir un mastodonte dans la lune et qui regardait une souris cachée entre les verres de la lunette. Nous avons tous, en nous, notre tentateur ou notre diable qui naît de notre tempérament ou de nos humeurs. Pour les uns, c’est un dindon qui fait la roue ; pour d’autres, c’est un singe qui grince des dents. C’est le côté bête de notre humanité, c’est le repoussoir ténébreux de notre âme, c’est la férocité des instincts animaux exagérée par la vanité des pensées étroites et fausses, c’est l’amour du mensonge, enfin, dans les esprits, qui, par lâcheté ou par indifférence, désespèrent de la vérité. Les possédés du démon sont en si grand nombre qu’ils composent ce que Jésus-Christ appelait le monde, et c’est pourquoi il disait à ses apôtres : « Le monde vous fera mourir ». Le diable tue ceux qui lui résistent, et, consacrer son existence au triomphe de la vérité et de la justice, c’est faire le sacrifice de sa vie. Dans la cité des méchants, c’est le vice qui règne et c’est l’intérêt du vice qui gouverne. Le juste est condamné d’avance, on n’a pas besoin de le juger mais la vie éternelle appartient aux hommes de coeur qui savent souffrir et mourir. Jésus, qui passait en faisant le bien, savait qu’il marchait à la mort et disait à ses amis : « Voici que nous allons à Jérusalem où le fils de l’homme doit être livré au dernier supplice. Je fais l’offrande de ma vie ; personne ne me la prend ; je la dépose pour la reprendre. Si quelqu’un veut m’imiter, qu’il accepte d’avance la croix des malfaiteurs et qu’il marche sur nos traces. Vous tous qui me voyez, maintenant, bientôt vous ne me verrez plus. » Veut-il donc se tuer, disaient les Juifs en l’entendant parler ainsi. Mais se faire tuer par les autres, ce n’est pas se tuer soi-même. Les héros des Thermopyles savaient bien qu’ils mourraient là jusqu’au dernier, et leur glorieux combat ne fut certainement pas un suicide. Le sacrifice de soi-même n’est jamais le suicide ; et Curtius, si son histoire n’est pas fabuleuse, Curtius n’est pas un suicidé. Régulus, retournant à Carthage, accomplissait-il un suicide ? Socrate se suicidait-il lorsqu’il refusait de s’évader de prison après son arrêt de mort ? Caton, se déchirant les entrailles plutôt que de subir la démence de César, est un républicain sublime. Le soldat blessé, qui, tombé sur le champ de bataille et n’ayant plus pour toute arme que sa baïonnette, lorsqu’on lui dit : rends tes armes, se plonge cette baïonnette dans le coeur en disant : « Viens les prendre », n’est pas un homme qui se suicide, c’est un héros qui est fidèle à son serment de vaincre ou de mourir. M. de Beaurepaire, se brûlant la cervelle plutôt que de souscrire une capitulation honteuse, ne se suicide pas ; il se sacrifie à l’honneur ! Lorsqu’on ne pactise point avec le mal, on ne doit pas le craindre ; mais lorsqu’on ne craint pas le mal, on ne doit pas craindre la mort : elle n’a d’empire terrible que sur le mal. La mort noire, la mort affreuse, la mort pleine d’angoisses et d’épouvante, est la fille du diable. Ils se sont promis de mourir ensemble ; mais, comme ils sont menteurs, ils se donnent réciproquement pour éternels. Nous disions tout à l’heure que le diable est ridicule, et, dans notre Histoire de la Magie, nous déclarions qu’il ne nous fait pas rire ; et, en effet, on ne s’amuse pas du ridicule lorsqu’il est bilieux, et, lorsqu’on a l’amour du bien, on ne saurait rire du mal. Le véhicule fluidique, astral, représenté dans toutes les mythologies par le serpent ; c’est le tentateur naturel de la Chavah ou de la forme matérielle ; ce serpent était innocent comme tous les êtres avant le péché d’Eve et d’Adam. Le diable est né de la première désobéissance et il est devenu cette tête de serpent que le pied de la femme doit écraser. Le serpent, symbole du grand agent fluidique, peut être un signe sacré lorsqu’il représente le magnétisme du bien, comme le serpent d’airain de Moïse. Il y a deux serpents au caducée d’Hermès. Le fluide magnétique est soumis à la volonté des esprits qui peuvent l’attirer ou le projeter avec des forces différentes, suivant leur degré d’exaltation ou d’équilibre. On l’a appelé le porte-lumière ou le Lucifer, parce qu’il est l’agent distributeur et spécialisateur de la lumière astrale. On l’appelle aussi l’ange des ténèbres parce qu’il est le messager des pensées obscures comme des pensées lumineuses, et les Hébreux, qui le nomment Samaël, disent qu’il est double et qu’il y a le Samaël blanc et le Samaël noir, le Samaël israélite et le Samaël incirconcis. L’allégorie, ici, est évidente. Certes, nous croyons, comme les Chrétiens, à l’immortalité de l’âme ; comme tous les peuples civilisés, nous croyons à des peines et à des récompenses proportionnelles à nos oeuvres. Nous croyons que les esprits peuvent être malheureux et tourmentés dans l’autre vie, nous admettons donc l’existence possible des réprouvés. Nous croyons que les chaînes de sympathie ne sont pas rompues, mais sont, au contraire, rendues plus étroites par la mort. Mais cela existe seulement entre les justes. Les méchants ne peuvent communiquer entre eux que par des effluves de haine. Le magnétisme du mal peut donc recevoir aussi des impressions d’outre-tombe, mais seulement par les aspirations perverses des vivants, les morts que Dieu punit n’ayant plus ni le pouvoir, ni la volonté efficace de mal faire. Sous la main de la justice de Dieu, on ne pèche plus, on expie. Ce que nous nions, c’est l’existence d’un puissant génie, d’une espèce de Dieu noir, d’un monarque sombre ayant le pouvoir de mal faire après que Dieu l’a réprouvé. Le roi Satan est pour nous une fiction impie malgré tout ce qu’elle peut présenter dans le poème de Milton, de poésie et de grandeur. Le plus coupable des esprits déchus doit être tombé plus bas que les autres et plus que les autres enchaîné par la justice de Dieu. Le bagne sans doute a ses rois qui exercent encore une certaine influence sur le monde criminel, mais cela tient à l’insuffisance des moyens de surveillance ou de répression employés par la justice humaine et l’on ne trompe pas la justice de Dieu. Au livre apocryphe d’Enoch, on lit que ces Eggrégores noirs se sont incarnés pour séduire les filles de la terre et faisaient naître les géants. Les véritables Eggrégores, c’est-à-dire les veilleurs de nuit, auxquels nous aimons à croire, ce sont les astres du ciel avec leurs yeux toujours étincelants. Ce sont les anges qui gouvernent les étoiles et qui sont comme des pasteurs pour les âmes qui les habitent. Nous aimons à penser aussi que chaque peuple a son ange protecteur ou son génie, qui peut être celui d’une des planètes de notre système. Ainsi, suivant les poétiques traditions de la Kabbale, Mikaël, l’ange du Soleil, est celui du peuple de Dieu. Gabriel, l’ange de la Lune, protège les peuples d’Orient qui portent le croissant sur leur drapeau. Mars et Vénus gouvernent ensemble la France. Mercure est le génie de la Hollande et de l’Angleterre. Saturne le génie de la Russie. Tout cela est possible, quoique douteux, et peut servir aux hypothèses de l’astrologie ou aux fictions de l’épopée. Le règne de Dieu est un gouvernement admirable où tout subsiste par la hiérarchie et où l’anarchie se détruit d’elle-même. S’il existe dans son empire des prisons pour les esprits coupables, Dieu seul en est le Maître et les fait sans doute gouverner par des anges sévères et bons. Il n’est pas permis aux condamnés de s’y torturer les uns les autres. Dieu serait-il moins sage et moins bon que les hommes. Et que dirait-on d’un prince de la terre qui choisirait un brigand de la pire espèce pour directeur de ses prisons en lui permettant très souvent de sortir pour continuer ses crimes et donner aux honnêtes gens d’affreux exemples et de pernicieux conseils.
La raison du lecteur ne pourra jamais prendre en défaut l'intelligence et l'érudition de ce très grand initié
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