Livre des Métamorphoses d’Ovide, dans la grande tradition d'Hermès. Phaéthon (II, 1-332), suite. Apollon a cessé de parler ; mais Phaéthon rejette ses conseils. Il persiste dans sa demande, et brûle de monter sur le char de son père. Après avoir inutilement et longtemps différé, Apollon cède enfin, et le conduit aux lieux où est le char, ouvrage et présent de Vulcain. Le timon, l’essieu, les roues étaient d’or, et les rayons d’argent. Partout étincellent les pierres précieuses qui réfléchissent l’ardente lumière du Soleil. Mais tandis que l’audacieux Phaéthon admire la richesse du travail et celle de la matière, la vigilante Aurore ouvre les portes resplendissantes de l’orient ; elle sort de son palais de roses : et l’Étoile de Vénus rassemblant les astres de la nuit, les chasse devant elle, et quitte enfin les cieux. Dès que le Soleil voit sur l’univers rougir la lumière naissante, et dans elle s’évanouir le croissant de Phébé, il commande aux Heures rapides d’atteler ses coursiers. Soudain ces déesses légères obéissent à sa voix : elles conduisent les coursiers rassasiés des sucs de l’ambroisie, et qui reçoivent le frein retentissant. Apollon verse une essence céleste sur le front de Phaéthon, pour qu’il puisse supporter l’ardeur des feux qui l’environneront. De sa couronne rayonnante il ceint la tête de son fils ; et laissant échapper des soupirs, présage de son deuil : "Si du moins, dit-il, tu daignes écouter et suivre les conseils de ton père, ô mon fils, fais plus souvent usage du mors que de l’aiguillon. D’eux-mêmes mes coursiers sont rapides, mais il est difficile de modérer leur ardeur. Garde-toi de suivre la ligne droite qui coupe les cinq zones : il est un chemin tracé par une ligne oblique sur les trois zones du milieu ; il s’y termine, et ne s’étend ni vers le pôle Austral, ni vers l’Ourse glacée. C’est là qu’il faut marcher ; là tu verras encore les traces de mes roues. Mais, afin que la terre et le ciel reçoivent une égale chaleur, prends garde de trop descendre, ou de trop t’élever dans les plaines de l’éther ; tu embraserais la voûte céleste, ou la terre serait consumée par les flammes. Le milieu est le chemin le plus sûr. Crains de te laisser entraîner, à droite, dans les noeuds du Serpent ; crains, à gauche, de toucher à l’Autel. Marche à une égale distance de ces constellations. J’abandonne le reste à la fortune. Qu’elle te favorise ; et, mieux que toi, qu’elle veille au salut de tes jours ! Mais tandis que je parle, la nuit humide a touché les bords de l’Hespérie, où s’arrête son cours. Je ne puis tarder plus longtemps ; l’univers attend ma présence. Déjà l’Aurore a chassé les ombres, elle brille : saisis les rênes ; ou si ta résolution n’est pas invincible, use de mes conseils plutôt que de mon char. Aucun danger ne te presse dans ce palais ; et puisque tu n’es pas encore assis sur mon char, objet d’une ambition trop imprudente, laisse-moi dispenser la lumière au monde, et contente-toi d’en jouir." Mais Phaéthon impatient s’élance sur le char ; il s’y place, et joyeux il déploie les rênes confiées à ses mains ; il rend grâces à son père, qui, malgré lui, cédait à ses désirs. Cependant les rapides coursiers du Soleil, Pyrois, Éoiis, Éthon, et Phlégon font retentir, de leurs hennissements, l’air qu’ils remplissent d’une haleine enflammée, et frappent du pied les barrières du monde. Téthys les ouvre, et ne prévoyant pas le sort de son petit-fils, elle rend libre l’immense carrière des cieux. Les coursiers s’y précipitent ; ils fendent, d’un pied vainqueur, les nuages qui s’opposent à leur passage ; et, secondés par leurs ailes légères, ils devancent les vents qui sont avec eux partis de l’orient. Ils ignorent pourquoi le char devenu plus léger n’a pas son poids accoutumé. Tel qu’un vaisseau dont le lest est trop faible devient le mobile jouet des flots, tel le char du Soleil, comme s’il était vide, roule par bonds et saute dans les airs. Les, coursiers étonnés s’en aperçoivent ; ils abandonnent la route ordonnée ; ils ne courent plus dans l’ordre accoutumé. Phaéthon s’épouvante ; il ne sait de quel côté tourner les rênes ; il ignore le chemin qu’il faut suivre : et que lui servirait de le savoir ? ses coursiers sont indociles à sa voix. Alors, pour la première, fois, les étoiles glacées du septentrion sentirent les rayons du Soleil, et vainement elles cherchèrent à se plonger dans l’océan, qu’elles ne peuvent approcher. Le Serpent placé près du pôle, et jusqu’alors toujours engourdi, et jamais redoutable, s’échauffa, et s’anima de nouvelles fureurs. Et toi, paresseux Bouvier, malgré ta lenteur ordinaire, et malgré les soins de ton chariot, l’effroi, dit-on, hâta ta marche, et précipita tes pas languissants. Du haut des airs, l’infortuné Phaéthon voit la terre disparaître dans un profond éloignement. Il pâlit ; ses genoux chancellent, et, dans un océan de lumière, les ténèbres couvrent ses yeux. Oh ! qu’alors il voudrait n’avoir jamais vu les chevaux de son père, n’avoir jamais voulu éclaircir le mystère de sa naissance ! Il désirerait que le Soleil eût rejeté sa demande ; il serait content d’être appelé fils de Mérops. Mais le char l’emporte comme un vaisseau battu de la tempête, et dont le pilote impuissant abandonne le gouvernail à la fortune et aux vents. Que fera- t-il ? Il mesure, dans son effroi, et la route immense qu’il a franchie, et celle plus grande encore qu’il lui faut parcourir. Il regarde déjà loin derrière lui, l’orient, où le destin lui défend de retourner ; il regarde l’occident, où il ne doit point arriver. Incertain de ce qu’il doit faire, il frémit. Il tient encore les rênes, mais il ne les régit plus. Il ignore même le nom de ses coursiers. Il ne voit partout, dans les plaines du ciel, que des prodiges et, des monstres affreux. Ici, le Scorpion prolonge en deux arcs ses bras, recourbe sa queue, et à lui seul remplit l’espace de deux signes. Il voit le monstre, couvert de sueur et d’un venin brûlant, le menacer du dard dont sa queue est armée. À cet aspect horrible, l’effroi glace sa main, et sa main laisse échapper les rênes. Aussitôt que les coursiers les sentent battre et flotter sur leurs flancs, ils s’abandonnent, et s’égarent, sans guide, à travers les airs. Ils volent dans des régions inconnues, tantôt emportant le char jusqu’aux astres de l’éther, tantôt le précipitant dans des routes voisines de la terre. Phébé s’étonne de voir le char de son frère rouler au-dessous du sien ; et déjà s’exhalent en fumée les nuages brûlants. Les montagnes s’embrasent. La chaleur dessèche la terre, qui se fend, s’entrouvre, et perd ses sucs vivifiants. Les prairies jaunissent ; les arbres sont consumés avec leurs feuillages ; les moissons desséchées fournissent un aliment à la flamme qui les détruit. Mais ce sont là les moins horribles maux. Un vaste incendie dévore les cités, leurs murailles et leurs habitants ; il réduit en poudre les peuples et les nations ; il consume les forêts ; il pénètre les montagnes : tout brûle, l’Athos, et le Taurus ; le Tmolus, et l’Oeta ; l’Ida, célèbre par ses fontaines, dont la source est maintenant tarie ; et l’Hélicon, chéri des Muses ; et l’Hémus, qu’Orphée n’a pas encore illustré. L’Etna voit redoubler les feux qui s’agitent dans ses flancs ; les deux cimes du Parnasse s’enflamment, ainsi que l’Éryx, le Cynthe et l’Othrys, et le Rhodope, qui voit fondre enfin ses neiges éternelles ; et le Mimas, le Dindyme, le Mycale, et le Cithéron, destiné aux mystères de Bacchus. Les glaces de la Scythie la protègent en vain. Le Caucase est en feu. Les flammes en fureur gagnent l’Ossa, le Pinde, et l’Olympe, plus grand que tous les deux, et les Alpes, qui s’élèvent jusqu’aux cieux ; et l’Apennin, qui supporte les nues. Phaéthon ne voit dans tout l’univers que des feux ; il n’en peut plus longtemps soutenir la violence. Il ne sort de sa bouche qu’un souffle brûlant, semblable à la vapeur qui s’élève d’une fournaise ardente. Il voit son char qui commence à s’embraser. Il se sent étouffé par les cendres et par les étincelles qui volent et montent jusqu’à lui. Une épaisse et noire fumée l’enveloppe de toutes parts. Il ne distingue ni les lieux où il est, ni la route qu’il tient ; et il se laisse emporter à l’ardeureffrénée de ses coursiers. Alors, dit-on, le sang des Éthiopiens, attiré, par la chaleur, à la superficie de leur corps, leur donna cette couleur d’ébène qui depuis leur est devenue naturelle. Alors la Libye, perdant à jamais sa féconde humidité, devint un désert de sables brûlants. Alors les Nymphes, les cheveux épars, pleurèrent leurs fontaines taries et leurs lacs desséchés. La Béotie chercha vainement la source de Dircé ; Argos, celle d’Amymone ; Éphyre, celle de Pyrène. L’incendie avait atteint les fleuves au lit le plus vaste et le plus profond, le Tanaïs fumant au milieu de ses flots ; le vieux Pénée ; le Caïque baignant les champs de Teuthranie ; l’impétueux Isménos, l’Érymanthe, qui coule dans la Phocide ; le Xanthe, qui devait s’embraser une seconde fois, le Lycormas, qui roule des sables jaunes dans l’Étolie ; le Méandre, qui se joue dans ses bords sinueux ; le Mélas, qui arrose la Mygdonie ; et l’Eurotas, si voisin du Ténare. L’Euphrate, qui baigne les murs de Babylone ; l’Oronte, qui descend du Liban ; le rapide Thermodon, et le Gange, et le Phase, et le Danube roulent des flots brûlants. L’Alphée estembrasé ; la flamme brille sur les deux rives du Sperchius. L’or qu’entraîne le Tage devient liquide, et coule avec ses eaux. Les cygnes, dont le chant harmonieux réjouit les rives méoniennes, brûlent dans les eaux du Caystre. Le Nil épouvanté remonte aux extrémités de la terre, où depuis il a caché sa source. Les sept bouches de ce fleuve sont des canaux desséchés dans des vallées stériles. Le même embrasement se communique aux fleuves de Thrace, l’Hèbre et le Strymon ; aux fleuves de l’occident, le Rhin, le Rhône, l’Éridan, et le Tibre, auquel les dieux ont promis l’empire du monde. La terre est entrouverte de toutes parts ; la lumière, pénétrant au séjour des ombres, épouvante le roi des Enfers, et Proserpine son épouse. L’océan resserre au loin ses rivages : une grande partie de son lit n’est qu’une plaine de sables arides. Les montagnes jusqu’alors cachées au vaste sein des mers élèvent au-dessus des flots leurs cimes, et augmentent le nombre des Cyclades. Les poissons cherchent un asile dans les gouffres de l’onde ; et les dauphins, à la queue recourbée, n’osent plus monter à la surface des eaux. Les monstres marins languissent, étendus sans mouvement, dans les profonds abîmes. On dit même qu’alors Nérée, Doris et ses filles, se cachèrent dans leurs antres brûlants ; que Neptune éleva trois fois ses bras et sa tête courroucée au-dessus des flots, et que trois fois il les y replongea, vaincu par les feux qui embrasaient les airs. Cependant la Terre voyant diminuer la masse des eaux qui l’environnent, et les fontaines se retirer dans son sein, comme dans celui de leur mère commune, soulève sa tête autrefois si féconde, et maintenant aride et desséchée. Elle couvre son front de sa main ; elle s’émeut, et le monde est ébranlé ; et bientôt retombant au-dessous de sa place ordinaire, d’une voix altérée, elle exhale ces mots : "Si tel est mon destin, si je l’ai mérité, puissant maître des dieux ! pourquoi la foudre oisive hésite-t-elle dans tes mains ? Si je dois périr par les feux, que ce soit du moins par les tiens ; et je me consolerai de ma ruine, sachant que tu en es l’auteur. À peine puis-je proférer ces mots. Une vapeur brûlante étouffe ma voix. Regarde sur ma tête cette chevelure que la flamme ravage. Vois l’épaisse fumée qui obscurcit mon front ; vois ces cendres ardentes qui me couvrent. Est-ce donc là le prix de ma fertilité, l’honneur que tu réservais à mes travaux ? ai-je mérité ce traitement barbare, parce que, tous les ans, je souffre que la charrue et la bêche déchirent mon sein ? parce que je fournis des pâturages aux animaux, des aliments et des fruits aux hommes, et l’encens qui sert au culte des dieux. Mais quand j’aurais mérité de périr, que t’ont fait les ondes, et quel est le crime de ton frère ? d’où vient que les mers, dont l’empire fut son partage, décroissent et s’éloignent plus encore des régions de l’éther ? Mais si mon infortune et la sienne ne peuvent te toucher, crains au moins pour les cieux, où tu règnes. Vois les deux pôles fumants ; et si le feu les consume, les palais célestes s’écrouleront. Vois Atlas haletant, soutenir, avec peine, sur ses épaules, l’axe du monde embrasé. Et si les mers, si la terre, si les cieux sont détruits par les flammes, tout rentrera confondu dans l’ancien chaos. Dérobe donc à l’incendie ce qu’il a épargné, et veille enfin au salut de l’univers." En achevant ces mots, la Terre oppressée, ne pouvant plus soutenir l’air brûlant qu’elle respire, ni continuer ses plaintes, retire sa tête dans son sein, et la cache dans les antres les plus voisins de l’empire des morts. Cependant Jupiter prend à témoin les dieux et le Soleil lui-même, que l’univers va périr, s’il ne se hâte de prévenir saruine. Soudain il s’élève au plus haut des cieux. C’est de là qu’il rassemble les nuages, et qu’il les épanche sur la terre ; c’est de là qu’il fait gronder et qu’il lance au loin ses foudres vengeurs ; mais il ne trouve alors ni nuages à répandre, ni pluies à faire tomber sur la terre embrasée. Il saisit sa foudre, et la lance avec force sur l’imprudent Phaéthon. Du même coup le dieu le chasse de son char et de la vie ; et par le feu même il éteint les feux qui dévorent l’univers. Les coursiers du Soleil s’épouvantent ; ils bondissent en sens contraire, et les freins sont rompus. Là tombent les rênes abandonnées ; là, l’essieu arraché du timon ; ici, les rayons épars des roues fracassées ; et au loin, les débris du char qui volent en éclats. Phaéthon, dont les feux consument la blonde chevelure, roule en se précipitant, et laisse, dans les airs, un long sillon de lumière, semblable à une étoile, qui, dans un temps serein, tombe, ou du moins semble tomber des cieux. Le superbe Éridan, qui coule dans des contrées si éloignées de la patrie de Phaéthon, le reçoit dans ses ondes, et lave son visage fumant. Les Naïades de l’Hespérie ensevelissent son corps frappé d’un foudre à trois dards, et gravent ces mots sur la pierre qui couvre son tombeau : "Ici gît Phaéthon, qui voulut conduire le char de son père. S’il échoua dans une si grande entreprise, il périt glorieusement pour avoir beaucoup osé". Cependant le Soleil, pleurant la perte de son fils, se couvrit d’un voile sombre ; et l’on dit même que le monde, un jour entier privé de sa lumière, ne fut éclairé que par les feux de l’incendie ; ainsi ce grand désastre eut du moins alors son utilité.
Tiepolo : Mercure et Énée
D’Hermès à Ovide la tradition du monde : Livre des Métamorphoses, l'hermétisme de l'analogie.
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