D’Hermès à Ovide la tradition du monde : Livre des Métamorphoses, l'hermétisme de l'analogie.
Livre des Métamorphoses d’Ovide, dans la grande tradition d'Hermès. Les Méléagrides (VIII, 526-546) La ville de Calydon est plongée dans le deuil. Les jeunes gens, les vieillards répandent des larmes. Le peuple et les grands gémissent. Les femmes, les cheveux épars, se meurtrissent le sein. Son vieux père, le front roulé dans la poussière, en couvre et ses rides et ses cheveux blancs. Il se plaint d’avoir vécu trop longtemps ; et sa mère coupable, armant sa main d’un poignard, se punit elle-même de son crime, et se donne la mort. Livre des Métamorphoses d’Ovide : Philémon et Baucis (VIII, 611-724) Achéloüs se tait. Le récit qu’il achève a frappé tous les convives. Seul, superbe en ses discours, plein envers les dieux d’un mépris téméraire, le fils d’Ixion raille leur foi crédule : "Ce sont, dit-il, des fables vaines que vous nous racontez. Achéloüs, vous supposez aux dieux trop de pouvoir, si vous croyez qu’il dépend d’eux de changer les corps, et de leur donner des formes merveilleuses". Tous les convives s’étonnent. Ils condamnent ce discours impie ; et le sage Lélex, dont l’âge a mûri la raison, prenant la parole : "La puissance des dieux est, dit-il, immense, infinie ; et tout ce qu’ils désirent est soudain accompli. Pour vous en convaincre, écoutez : On trouve sur les monts de Phrygie un tilleul à côté d’un vieux chêne, dans un enclos qu’enferme un mur léger. J’ai vu moi-même ce lieu sacré ; car Pitthée autrefois m’envoya dans les champs de Phrygie, où régnait son frère Pélops. Non loin de là est un vaste marais, jadis terre peuplée de nombreux habitants, aujourd’hui retraite des plongeons et des oiseaux des marécages. "Jupiter, sous les traits d’un mortel, et le dieu du caducée qui avait quitté ses ailes, voulurent un jour visiter ces lieux. Ils frappent à mille portes, demandant partout l’hospitalité ; et partout l’hospitalité leur est refusée. Une seule maison leur offre un asile. C’était une cabane, humble assemblage de chaume et de roseaux. Là, Philémon et la pieuse Baucis, unis par un chaste hymen, ont vu s’écouler leurs beaux jours ; là, ils ont vieilli ensemble, supportant la pauvreté, et par leurs tendres soins la rendant plus douce et plus légère. Il ne faut chercher dans cette cabane, ni serviteurs, ni maîtres : les deux époux commandent, obéissent, et seuls composent leur ménage champêtre. "Les dieux, en courbant la tête sous la porte, sont à peine entrés dans la cabane, le vieillard les invite à s’asseoir sur un banc rustique que Baucis s’empresse de couvrir d’une étoffe grossière. Sa main écarte ensuite les cendres tièdes du foyer ; elle ranime les charbons qu’elle a couverts la veille ; elle nourrit le feu d’écorces, de feuillages ; d’un souffle pénible excite la flamme, rassemble des éclats de chêne, détache du toit d’arides rameaux, les rompt, les arrange sous un vase d’airain, et prépare les légumes que son époux a cueillis dans son petit jardin. En même temps Philémon saisit une fourche à deux dents, enlève le vieux lard qui pend au plancher enfumé, en coupe une parcelle, et la plonge dans le vase bouillant. "Cependant ils amusent leurs hôtes par différents discours, cherchant à tromper l’ennui du temps qui s’écoule pendant ces longs apprêts. Un bassin de hêtre était suspendu par son anse à un vieux poteau. Philémon le remplit d’une eau tiède, et lave les pieds des deux voyageurs. Au milieu de la cabane est un lit aux pieds de saule, couvert d’une natte de jonc. Les deux époux étendent sur ce meuble antique un tapis qui ne sert qu’aux jours de fête ; il est tout usé, grossièrement tissu, digne ornement de ce lit champêtre. "Les dieux daignent s’y placer. Baucis, la robe retroussée, dresse d’une main tremblante la table qui chancelle sur trois pieds inégaux ; des débris d’un vase elle étaie sa pente ; elle l’essuie, la frotte de menthe, et sert ensuite, dans des vases d’argile, des olives, des cormes confites dans du vin mousseux, des laitues, des racines, du lait caillé, des oeufs cuits sous la cendre. Elle apporte un grand vase de terre et des tasses de hêtre, qu’une cire jaune a polies. "Bientôt après arrive le potage bouillant, et avec lui le vin de la dernière automne. À ce premier service succède le second. Il est composé de noix, de figues sèches, de dattes ridées. On voit dans des corbeilles la prune, et la pomme vermeille, et le raisin nouvellement cueilli ; enfin un rayon d’un miel savoureux couronne le banquet. Les dieux sont surtout satisfaits de l’accueil simple et vrai qu’il reçoivent. Les deux époux sont pauvres, mais leur coeur ne l’est pas. Cependant, ils s’aperçoivent que plus le vin remplit la coupe, moins le vase qui le contient paraît se vider. Étonnés de ce prodige, saisis d’effroi, le timide Philémon et Baucis, joignant leurs mains suppliantes, les tendent à leurs hôtes, et les prient d’excuser leur repas champêtre et ses modiques apprêts. "Il leur restait une oie, gardienne de leur cabane. Ils se disposaient à l’égorger pour la servir aux dieux. Mais cet animal domestique, aidant de son aile la rapidité de sa fuite, fatigue leurs pas que l’âge a rendus trop pesants, et longtemps évite leurs tremblantes mains. Enfin il se réfugie aux pieds des immortels, qui défendent de le tuer : "Nous sommes des dieux, disent-ils ; vos voisins impies recevront le châtiment qu’ils ont mérité. Vous seuls serez épargnés. Quittez cette cabane, suivez-nous, et sur cette montagne voisine prenez votre chemin". Ils obéissent ; et à l’aide d’un bâton qui soutient leur corps chancelant sous le poids des années, avec effort ils gravissent du mont escarpé la pente difficile. "Le jet d’une flèche eût mesuré l’espace qui les sépare encore du sommet : ils s’arrêtent, se retournent ; ô prodige ! tout était submergé. Leur cabane seule subsistait au milieu du marais. "Tandis qu’ils s’étonnent, déplorant le sort funeste de leurs voisins, cette chaumière antique et pauvre, pour deux maîtres trop étroite, est un temple. Les vieux troncs qui la soutiennent sont changés en colonnes ; le chaume qui la couvre jaunit ; la surface du sol devient marbre ; le toit est d’or, et la porte d’airain : "Sage vieillard, et vous, femme d’un si pieux époux, leur dit alors avec bonté le maître du tonnerre, parlez, quels sont vos voeux" ? Philémon confère un moment avec Baucis, et reporte aux Dieux, en ces termes, le souhait qu’ils ont formé : "Souffrez que nous soyons les prêtres de ce temple ; faites que nos destins, depuis si longtemps unis, se terminent ensemble ; que je ne voie jamais, le tombeau de Baucis ! que Philémon ne soit jamais enseveli par elle ! " "Leurs voeux sont exaucés. La garde du temple leur fut confiée, et tant qu’ils respirèrent ils desservirent ses autels. Un jour que, courbés sous le poids des ans, ils étaient assis sur les marches du temple, et qu’ils s’entretenaient des prodiges dont ils furent témoins, Baucis voit Philémon se couvrir de feuillage; Philémon voit s’ombrager la tête de Baucis; tandis que l’écorce s’étend et les embrasse, ils se parlent, se répondent encore : "Adieu, cher époux ! Adieu, chère épouse !" Et l’écorce monte, les couvre, et leur ferme la voix. Le pâtre de Phrygie montre encore au voyageur les deux troncs voisins qui renferment leurs corps. De sages vieillards m’ont conté cette aventure; ils n’avaient aucun intérêt à tromper ; j’ai dû les croire. J’ai vu des festons de fleurs pendre à ces arbres et les entrelacer ; je les ai moi-même ornés de guirlandes nouvelles, et j’ai dit : "La piété des mortels est agréable aux dieux, et celui qui les honore mérite d’être honoré à son tour". Livre des Métamorphoses d’Ovide : Érysichthon (VIII, 725-776) Lélex se tait. Son récit, appuyé par sa haute sagesse, persuade, émeut tous les convives ; Thésée surtout lui à prêté une oreille avide. Voyant qu’il écoute avec respect les merveilles des dieux, Achéloüs sur son lit se relève, et lui tient ce discours : "Vaillant héros, il est des corps qui, perdant leur forme première, conservent toujours leur nouvelle figure ; il en est d’autres qui peuvent en changer à leur choix. Tel je t’ai vu, Protée, pasteur des troupeaux d’Amphitrite, tantôt mortel aimable, tantôt lion rugissant, ou sanglier farouche, ou taureau menaçant, ou serpent redoutable. Souvent tu parais arbre ou rocher ; quelquefois onde rapide, ou flamme légère et de l’onde ennemie. "La fille d’Érysichthon, épouse d’Autolycus, possède encore un si merveilleux don. Son père méprisait les dieux, et jamais ne faisait fumer l’encens sur leurs autels. On dit même qu’armant d’un fer impie ses sacrilèges mains, il osa profaner une forêt à Cérès consacrée. Là s’élevait un chêne antique, qu’à son ombre prodigieuse on eût pris pour un bois tout entier. Il était orné de bandelettes, de guirlandes, de vers ; pieuses offrandes des mortels, monuments de leurs voeux exaucés. Souvent les choeurs des dryades vinrent se réunir en cadence sous ses vastes rameaux ; souvent en cercle rangées, elles embrassaient ses flancs : quinze coudées formaient son immense contour. Il dominait les arbres de la forêt, autant qu’ils s’élevaient eux-mêmes au-dessus de l’herbe croissant humblement à leurs pieds. "Le fils de Triopas eût dû respecter son grand âge. Il ordonne qu’il soit abattu. On hésite, il s’irrite, et des mains d’un esclave arrachant la cognée, il s’écrie : "Peu m’importe qu’il soit cher à Cérès ; fût-il habité par Cérès elle-même, de son front superbe il va frapper la terre." "Il dit, et tandis que le fer levé, il s’apprête à porter les premiers coups, le chêne sacré tremble et gémit ; ses glands et ses feuilles pâlissent ; une froide sueur couvre son écorce, et dès que la cognée retentit sur ses flancs, le sang s’élance sur la terre : tel il jaillit de la tête d’un taureau qu’on immole à l’autel. "Les esclaves frémissent de terreur. Un seul ose blâmer son maître et veut suspendre le fer dans ses mains criminelles. Érysichthon lance sur lui un farouche regard, détourne le coup qu’au vieux tronc il destine, abat la tête de l’esclave ; elle roule à ses pieds. Soudain il frappe et refrappe le chêne, et de son sein qu’il déchire sort une voix plaintive qui prononce ces mots : "Je suis une nymphe chère à Cérès. J’habite cet arbre, et je meurs par ton crime. Le ciel me vengera : le châtiment qu’il te réserve et que je t’annonce en périssant, réjouira mon ombre dans la nuit du trépas." Cependant Érysichthon veut achever son crime. Le chêne sous les coups redoublés s’ébranle ; un câble robuste l’entraîne, il tombe, et soudain, sous sa vaste ruine, les arbres d’alentour retentissent écrasés. Livre des Métamorphoses d’Ovide : La Faim (VIII, 777-842) Les dryades épouvantées pleurent la perte de leur soeur, et la forêt de son honneur dépouillée. Elles se couvrent de vêtements funèbres, et vont, gémissantes, demander à Cérès qu’Érysichthon reçoive la peine due à son impiété. La déessese rend à leurs prières ; elle agite sa tête, et les moissons s’ébranlent dans les plaines ; elle apprête un châtiment terrible, tel qu’il ferait plaindre le coupable, si son crime ne le rendait indigne de pitié. Elle veut le livrer en proie à la Faim dévorante. Mais comme elle ne peut elle-même aller trouver cette horrible déesse (puisque, selon la loi des Destins, la Faim et Cérès ne peuvent ensemble se trouver), elle appelle une nymphe des montagnes, oréade légère, et lui parle en ces mots : "Sur les confins de la Scythie glacée est un affreux désert, sans fruit et sans verdure. Là le Froid languissant, la Pâleur et la Fièvre tremblante, habitent avec la Faim aux entrailles à jeun. Va trouver l’horrible déesse, ordonne, et dans le sein de l’impie qu’elle aille se cacher. Que ni l’Abondance, ni tous mes dons ne puissent la vaincre : qu’elle triomphe de moi-même ! Ce long et difficile voyage ne doit pas t’effrayer : prends mon char, mes dragons, et vole avec eux sur les vents". L’oréade prend le char, les dragons, et s’élève dans les airs. Elle arrive dans la Scythie, s’arrête sur le sommet escarpé du mont Caucase, dételle les rapides serpents, cherche la Faim, et la voit arrachant péniblement, avec ses ongles, avec ses dents avides, quelques brins d’herbe rare, indigente, dans un champ hérissé de rochers. Ses cheveux se hérissent et couvrent son oeil éteint ; la Pâleur siège sur son front ; ses lèvres sont livides ; ses dents aiguës, noircies par la rouille ; sa peau rude, au travers de laquelle on peut voir ses entrailles ; ses os arides et décharnés se soutiennent en squelette courbé ; pour ventre elle a la place que le ventre occupe. Sa poitrine se creuse, et sa gorge desséchée semble pendre à l’épine du dos. La maigreur a grossi ses articulations ; ses genoux pointus ont une jointure énorme, et ses talons s’enflent et s’allongent en dehors. D’aussi loin qu’elle la voit, et n’osant s’approcher d’elle, l’oréade lui transmet les ordres de Cérès. Elle s’arrête à peine, et cependant croit déjà sentir l’aiguillon de la Faim. Elle se hâte de remonter sur son char, tourne les rênes, et revole aux champs de Thessalie. La Faim, quoique dans tous les temps si contraire à Cérès, se dispose à exécuter l’ordre qu’elle reçoit. Un tourbillon rapide l’emporte au palais de l’impie. Elle entre alors que le sommeil sur ses yeux répandait ses pavots. La nuit couvrait la terre de son ombre. La faim s’étend sur lui, l’embrasse, le serre sur son sein: sa bouche impure souffle dans sa bouche ; et quand de son haleine les poisons dévorants ont pénétré ses entrailles et courent dans ses veines, le monstre quitte une terre pour lui trop fertile, regagne ses rochers arides et son affreux désert. Encore bercé dans les douces illusions du sommeil, Érysichthon demande et voit des mets imaginaires. Il ouvre une bouche avide, fatigue ses dents sur ses dents, et son gosier ne reçoit que du vent. Il s’éveille; une faim ardente le presse et le déchire. Elle règne dans sa gorge aride et dans ses entrailles, gouffre toujours avide. Il ordonne, et sur sa table les mets se succèdent en vain. On dépeuple pour lui les airs, les forêts, et les mers. Il dévore sans cesse, demande d’autres mets, d’autres mets encore, et reste insatiable. Ce qui nourrirait un peuple tout entier ne peut lui suffire ; et plus il avale, il engloutit, et plus sa faim s’augmente. Tel l’Océan qui boit tous les fleuves de la terre, appelle encore leurs flots. Telle la flamme croît plus elle a d’aliments ; tout ce qui la nourrit étend sa rage au lieu de la calmer, et consumant sans cesse, elle s’irrite en consumant : tel Érysichthon reçoit, dévore, et demande toujours. Rien ne peut apaiser l’horrible faim qui le travaille, et plus il veut l’assouvir, plus elle est implacable. Livre des Métamorphoses d’Ovide : Mnestra (VIII, 843-884) Dans ses flancs, vaste abîme, il avait bientôt englouti tous les biens de ses pères. Mais sa faim croît toujours. C’est un feu violent qu’il ne peut éteindre. Cependant de tous les trésors qu’il a consommés, il lui reste une fille digne d’un autre père. Dans sa misère, il la vend elle-même. Mais elle ne peut supporter la honte de ses fers ; et tendant ses mains suppliantes sur le rivage où elle est assise : "Ô toi, qui triomphas de mon innocence, Neptune, s’écrie-t-elle, sauve-moi d’un indigne esclavage" ! Neptune entend, exauce sa prière ; et tandis que son maître est non loin d’elle arrêté, le dieu change sa forme, cache son sexe, lui donne les traits d’un homme et l’habit d’un pêcheur. Son maître ne peut la reconnaître : "Ô toi, dit-il, qui, sous l’amorce trompeuse, caches l’hameçon qui pend à ta ligne, puisse, au gré de tes voeux, des flots la surface paisible t’offrir souvent une facile proie ! puisse le poisson crédule ne sentir le fer déchirant qu’après l’avoir mordu ! Mais, dis-moi, n’as-tu pas vu une esclave vêtue d’une robe grossière, en longs cheveux épars ? Tout à l’heure elle était sur ce rivage, ici même : je l’ai vue. Où puis-je la trouver ? Je n’aperçois plus la trace de ses pas." Mnestra comprit alors que Neptune avait exaucé sa prière, et ravie de voir qu’on s’informât d’elle à elle-même : "Qui que vous soyez, répond-elle, pardonnez si je ne puis vous satisfaire. Attentif à ma pêche, et l’oeil toujours fixé sur l’onde, je n’ai point regardé derrière moi. J’en atteste le dieu des mers : et puisse-t-il ne jamais favoriser mon art, si j’ai vu sur ce rivage un autre homme ou une autre femme que moi" ! Son maître trompé la croit, et s’éloigne à grands pas ; alors elle reprend sa forme et ses traits. Érysichthon voyant que sa fille a le don de Protée la vend et la revend sans cesse. Ici cavale, ailleurs oiseau qui fend la nue, tantôt génisse et tantôt cerf aux pieds légers, elle échappe a ses maîtres, et fournit ainsi d’injustes aliments à la faim de son père. Mais cette faim s’accroît toujours : rien ne peut l’assouvir, et par le remède le mal s’irrite encore. Le malheureux se mord enfin dans sa rage ; il déchire ses membres, nourrit son corps de son corps, et se dévore lui-même. "Pourquoi, continue Achéloüs, m’arrêter à des exemples étrangers ? Et moi aussi je puis me transformer. Mais mon pouvoir ne s’étend pas à tous les changements. Tantôt on me voit tel que je suis ; tantôt je me roule et me replie en serpent. Quelquefois, roi des troupeaux, deux cornes menaçantes s’élèvent sur mon front. Mais, que dis-je? vous le voyez, il ne m’en reste plus qu’une". À ces mots il se tait et gémit.
Tiepolo : Mercure et Énée
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